L’affectation du gouverneur Betti Assomo dans la région du littoral fait craindre le pire dans la répression de la vente des produits pharmaceutiques.
Selon certaines sources dans les milieux de la santé, avec l’affectation du Gouverneur Betti Assomo dans la région du Littoral, il faut craindre une escalade dans la répression de la vente des médicaments de la rue. Ces sources se réfèrent à l’une des dernières opérations de saisie destruction réalisée en 2009 au marché central de Yaoundé, qui s’était déroulée sous la supervision personnelle de celui qui était à l’époque Préfet du Mfoundi. Laquelle avait abouti quelques mois plus tard, à sa nomination à la fonction de gouverneur de la région de l’Extrême Nord.Betti Assomo avait réussi à découvrir la vente des antirétroviraux sur le trottoir peu avant cette promotion, se souviennent nos sources.
Mais selon leurs déclarations, c’était un traquenard bien monté qui s’était soldé par la saisie et la destruction d’une grande quantité de médicaments. Ces vendeurs racontent qu’un monsieur avait proposé les Arv à l’un d’entre eux, et pendant que ce dernier lui expliquait qu’ils n’en revendent pas, ils avaient été cernés par l’équipe de répression. Ils sont suffisamment instruits, notent-ils, pour savoir que ces molécules se distribuent gracieusement dans les hôpitaux et les centres de prise en charge des malades du sida crées à travers le pays. Aujourd’hui, se lamentent-ils, ils ont des raisons de craindre d’autres manœuvres de ce type qui pourraient les conduire en prison.
Notamment avec la mise en œuvre du projet COBRA qui comprend l’implication d’Interpole dans la lutte contre la vente des médicaments de la rue, des produits illicites et de la criminalité pharmaceutique. Et bien plus aussi, au regard des extensions aux vendeurs chinois et indiens qui jusque là n’étaient pas inquiétés, et qui le sont actuellement. Monsieur Hu Hua, grossiste chinois croupit encore dans les cellules de la direction régionale de la police judiciaire du Mfoundi. Après quelques jours passés dans les cellules du parquet de Yaoundé. Deux autres grossistes camerounais, arrêtés en même temps que monsieur Hua sont depuis plus de deux semaines des pensionnaires de la prison centrale de Kodengui. D’autres grossistes ont pu s’échapper en corrompant les membres des équipes de saisies sur le terrain.
Outre ces cas, il faut soulever la question du commerce des produits pharmaceutiques périmés. Qu’il s’agisse des médicaments, des vaccins, et des réactifs usagers devenus le fonds de commerce de certains agents véreux qui pullulent aussi bien dans le secteur public que privé de la santé. Le comble, c’est que ces produits usagers sont distribués essentiellement là où on trouve une clientèle abondante et en détresse, à l’hôpital. Au moment où la lutte prend une autre envergure, personne dans le secteur ne sait ou ne veut dire de quoi demain sera fait en matière de distribution de médicament au Cameroun.