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Droits de l'homme: Xénophobie au sommet de l'Etat

Mercredi 30 Juillet 2008 à 14:58:2


Quant le Chef de l'Etat Paul Biya cautionne la vengeance, le tribalisme, et la haine dans la cité capitale.
 
Irène Sidonie Ndjabun
 
Cette année 2008 marque le 60ème anniversaire de la Déclaration des Droits de l’Homme adopté en 1948. Une demi siècle de mise en œuvre lente difficile, mais progressive des droits humains à travers le monde. Au Cameroun, cette année en cours s’illustre par le recul des libertés humaines. Les actes de xénophobie se multiplient dans la cité capitale notamment, perpétrés par ceux-là même qui ont la charge de la conduite des affaires publiques. Et leurs affidés de la région qui se recrutent parmi les pontes du parti RDPC au pouvoir. A Douala comme à Yaoundé, des personnalités politiques et traditionnels se sont levés pour revendiquer le respect de leur territoire par les allogènes fauteurs de troubles. Les autochtones de la cité capitale, en l’occurrence les élites du Mfoundi, réunis en association et amenés par l’actuel Ministre de la Santé Publique André Mama Fouda ont fait une sortie médiatique mémorable. Pendant la crise sociale qui a touché cinq des dix provinces du pays en fin février dernier pour rappeler aux allogènes leurs limites d’action dans la localité. Siège des institutions étatiques dont le mutisme des dirigeants, celui du président Paul Biya notamment porte à croire qu’il cautionne de tels agissements moyenâgeux.
Depuis le mois d’avril dernier, des familles installées sur des zones inconstructibles sont chassés de leur lieu de résidence. A Nkolbisson, dans la périphérie de Yaoundé, plusieurs centaines de foyers se sont laissées surprendre par des eaux de pluies qui ont entièrement ou partiellement détruits des maisons et endommagés leur contenu. Pour ceux-là, le gouvernement tout entier, alerté par le couple présidentiel via le Ministère de la promotion de la Femme et de la famille s’est mobilisé à leurs côtés. Non seulement ils ont été recueillis dans un centre d’accueil avec toutes les commodités d’usage, mais ils ont été recensés. Puis ils ont reçu des dons ne nature d’objets et d’articles divers pour maison et pour se vêtir. Une enveloppe substantielle leur a même été octroyée pour leur permettre de compléter les ustensiles perdus pendant le sinistre. Mieux, un site de recasement qui avait été identifié bien avant la catastrophe provoquée par les travaux de la Communauté Urbaine sur ce site dont le délégué est ressortissant leur est destiné.
Parce qu’ils sont dans leur village, selon des informations de la direction technique de la CUY. Un budget a même déjà été déterminé pour les cérémonies funéraires des membres défunts des foyers qui seront déplacés. Le site est large de 20 ha, dont 10 seront distribués aux sinistrés, et le reste devant abriter des services sociaux. Pour les victimes d’évictions forcées sur bien de sites inconstructibles à travers la ville, «aucune mesure d’accompagnement social» n’est prévue comme le veut la loi d’urbanisme d’avril 2004 en son article 57. Parce que «le gouvernement n’indemnise pas l’indiscipline», selon les propos du Ministre des Domaines et des Affaires Foncières, Pascal Anong Adibime. Appuyé par le Délégué du Gouvernement de la CUY, qui n’entend pas débourser le moindre radis pour «des gens qui se sont rendus coupables de filouterie foncière». Sur ces faits également, ni le Président Biya, ni son épouse n’ont intervenu pour redonner à ces familles leur dignité ainsi bafouée par la destruction de leur logis. Consacrant ainsi le recul des droits de l’homme dans cet Etat de droit que clame le chef de l’Etat Paul Biya à longueur de discours.
L'article 2 du pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui recommande que tous les Etats puissent «garantir à tous les individus se trouvant sur leur territoire et relevant de leur compétence les droits reconnus dans le présent pacte. Sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation». La charte des Nations Unies proclame dans son préambule la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine, de leurs droits égaux et inaliénables qui constitue le fondement de la liberté de la justice et de la paix dans le monde. Et reconnaît que conformément à la DUDH, l’idéal de l’être humain libre, jouissant des libertés civile et politiques et liberté de la crainte et de la misère, ne peut être réalisé que si des conditions permettant à chacun de jouir de ses droits civils et politiques, aussi bien de ses droits économiques et sociaux culturels, sont crées.
 

Déguerpissement : Les ambitions inavouées de Tsimi

Mercredi 30 Juillet 2008 à 14:17:5


Comment le Délégué du Gouvernement auprès de la Communauté Urbaine de Yaoundé (DG-CUY), Gilbert Tsimi Evouna compte restituer leurs terres à ses frères du Mfoundi.

Irène Sidonie Ndjabun

 

Les lecteurs, les auditeurs, et les spectateurs des média d’Etat l’ont appris une fois de plus le mercredi 23 juillet 2008 : La modernisation de la cité capitale va nécessiter des sacrifices énormes, selon les propos de Gilbert Tsimi Evouna, Délégué du Gouvernement auprès de la Communauté Urbaine de Yaoundé (DG-CUY). Au cours d’un point de presse donnée en son cabinet le mercredi 23 juillet dernier et auquel n’étaient conviés que les média D’Etat. On retient de cet échange que la rénovation de la ville va se faire nonobstant les souffrances infligées aux résidents installées sur les zones concernées par les réaménagements préconisées. Mieux, ces évictions subiront un coup d’accélérateur en 2009 prochain, selon le DG. Une nouvelle qui se décline comme un ultimatum à l’intention des occupants de certains sites de la cité capitale dont il a mentionné les noms. La Briqueterie par exemple qui doit épouser les couleurs du complexe sportif tout neuf qu’elle abrite. Les militants du droit tout court, et des droits de l’homme en général peuvent toujours s’activer, il n’en a cure. Sa dernière sortie médiatique sonne comme une affirmation non voilée de la détermination du Super Maire de Yaoundé, à faire de ses frères les propriétaires d’une ville qu’ils avaient presque perdue. Pour y arriver, il « ne peut pas faire des omelettes sans casser des œufs».

 

Chaque semaine qui passe voit son lot de déguerpis, auxquels aucune autre alternative n’est proposée. Hier mardi 29 juillet 2008 était le tour du quartier Ntaba, sis à Nlongkak en plein cœur de Yaoundé. 5.000 (cinq mille) personnes qui occupaient cette zone ont été chassées de ce site inconstructible selon la qualification de la CUY. Jusqu’à des heures indues de la nuit, des dizaines de familles y campaient encore, ne sachant où aller. Comme elles, les familles résidants à Nvog Ada, Blalla II, Briqueterie, pour ne citer que celles-là ont vécu les mêmes tourments, avant de se trouver un autre logis ailleurs. Sur le terrain, on constate, et Il faut le dire, qu’un bon nombre de familles touchées par ces déguerpissements étaient installées sur des espaces constructibles. C’est pour des raisons d’utilité publique, de rénovation et de restructuration de la ville que ces actions sont menées. Conformément aux orientations décidées par la structure dont il a la charge et sur la base des textes de loi d’urbanisme. Le but de ces opérations, comme le révèle Gilbert Tsimi Evouna est de faire de la cité capitale une ville moderne.

 

Pourtant la littérature de la CUY renseigne que dans les années 1980, les deux premiers DG, en l’occurrence André Fouda et Emah Basile avaient pris des précautions pour éviter de plonger les populations dans l’insécurité existentielle. Aussi les quartiers Mimboman, Manguiers sont peuplés par les familles qui avaient été déguerpies à Mokolo, Madagascar, et carrière. Une enveloppe substantielle avait été en sus allouée à chacun des foyers en vue de la construction de la future case. La famille Yonkeu par exemple avait obtenu une parcelle de 400 m2, et une allocation financière de 1,9 millions de FCFA. Idem pour Madame Odette Seme Mana aujourd’hui décédé, qui avait revendu son lot. Ceux qui avaient été expropriés sur l’ancienne route qui mène à Douala avaient reçu des lots communaux à Ntougou, derrière la foire. Contre le versement d’une somme forfaitaire de 200.000 à 500.000 FCFA, en fonction de la superficie de la parcelle attribuée. Les bénéficiaires, les autochtones, ont presque tous revendus les parcelles à eux attribués aux allogènes, faute d’argent pour les mettre en valeur. Le hic ici c’est que ne peut solliciter un titre foncier que l’attributaire principal. La mutation du titre de propriété au second acheteur ne peut être faite que si la procédure de délivrance est achevée.

 

Cette démarche s’articule ainsi qu’il suit : l’obtention d’une attestation d’attribution provisoire, une demande de permis de construire, la mise en valeur du lot, l’obtention de l’attestation de mise en valeur après le constat de la commission de construction, et enfin, la délivrance du tire foncier. Gilbert Tsimi a pris une mesure tendant à modifier cette procédure, le second acheteur du lot communal doit pour cela obtenir en son nom l’attestation de mise en valeur sans passer par le vendeur de la parcelle. «Mais sa décision ne s’adosse sur aucune loi», révèlent  les urbanistes. Mieux, ils ne pensent pas que la publicité de cette mesure a été faite, selon leurs dires. Ils indiquent également que de nombreuses personnes qui ont racheté ces espaces à la Foire n’ont pas encore leur titre foncier. En ce moment, les destructions massives réalisées ici et là à Yaoundé montrent comment la CUY manœuvre pour restituer aux autochtones les parcelles de terrain qu’ils avaient bradés. Elle appelle les titulaires des titres fonciers à les présenter dans la perspective des indemnisations prévues par la loi. Mais les possesseurs de ces documents sont les fils et petits fils des propriétaires dont la plupart sont aujourd’hui décédés.

 

Lesquels n’avaient pas en leur temps exécuté les transformations des titres de propriété pour les espaces vendus aux allogènes. Ceux-ci ne disposent à ce jour que des actes de vente signés par devant certaines autorités administratives, ainsi que les croquis de leur terrain réalisés pour certains d’entre eux par des agents de la communauté urbaine. Malgré l’existence de ces documents, «les propriétaires des terres  ne sont pas prêts à reconnaître notre autorité sur ces parcelles», s’offusque une source proche des familles évincées. Les sites programmés pour les démolitions touchent surtout aux espaces interdits (espaces protégés, zones inondables, marécages, flanc de colline, etc). Mais on voit bien que les équipes de la CUY vont bien au-delà, même lorsque le relief ne s’y prête pas, comme à la briqueterie. Pourtant les urbanistes précisent que cela ne peut se faire que  «lorsque le site est plat, dans ce cas on peut déborder les 10, 15 mètres prévus sur les axes des rivères». Bien plus, les opérations de destruction jusqu’ici effectuées touchent également d’autres espaces constructibles.

Pour des autochtones parmi les autorités politiques de la cité, «les gens avaient oublié qu’ils étaient dans le village des autres». Ils se réjouissent de ce que les actions du délégué du gouvernement «traduisent son ambition de rétablir la hiérarchie ethnique dans la cité capitale».On l’avait déjà appris pendant les manifestations violentes contre la vie chère qui ont embrasé la moitié du pays en février dernier. De la bouche même des élites du Mfoundi, dont fait partie Gilbert Tsimi Evouna. L’association au sein de laquelle ils sont réunis appelait à la libération de Yaoundé, par ces tribus venues d’ailleurs.

 

Déguerpissement : Les ambitions inavouées de Tsimi

Mercredi 30 Juillet 2008 à 14:17:5


 

 

Comment le Délégué du Gouvernement auprès de

 

Les lecteurs, les auditeurs, et les spectateurs des média d’Etat l’ont appris une fois de plus le mercredi 23 juillet 2008 : La modernisation de la cité capitale va nécessiter des sacrifices énormes, selon les propos de Gilbert Tsimi Evouna, Délégué du Gouvernement auprès de la Communauté Urbaine de Yaoundé (DG-CUY). Au cours d’un point de presse donnée en son cabinet le mercredi 23 juillet dernier et auquel n’étaient conviés que les média D’Etat. On retient de cet échange que la rénovation de la ville va se faire nonobstant les souffrances infligées aux résidents installées sur les zones concernées par les réaménagements préconisées. Mieux, ces évictions subiront un coup d’accélérateur en 2009 prochain, selon le DG. Une nouvelle qui se décline comme un ultimatum à l’intention des occupants de certains sites de la cité capitale dont il a mentionné les noms. La Briqueterie par exemple qui doit épouser les couleurs du complexe sportif tout neuf qu’elle abrite. Les militants du droit tout court, et des droits de l’homme en général peuvent toujours s’activer, il n’en a cure. Sa dernière sortie médiatique sonne comme une affirmation non voilée de la détermination du Super Maire de Yaoundé, à faire de ses frères les propriétaires d’une ville qu’ils avaient presque perdue. Pour y arriver, il « ne peut pas faire des omelettes sans casser des œufs».

 

Chaque semaine qui passe voit son lot de déguerpis, auxquels aucune autre alternative n’est proposée. Hier mardi 29 juillet 2008 était le tour du quartier Ntaba, sis à Nlongkak en plein cœur de Yaoundé. 5.000 (cinq mille) personnes qui occupaient cette zone ont été chassées de ce site inconstructible selon la qualification de la CUY. Jusqu’à des heures indues de la nuit, des dizaines de familles y campaient encore, ne sachant où aller. Comme elles, les familles résidants à Nvog Ada, Blalla II, Briqueterie, pour ne citer que celles-là ont vécu les mêmes tourments, avant de se trouver un autre logis ailleurs. Sur le terrain, on constate, et Il faut le dire, qu’un bon nombre de familles touchées par ces déguerpissements étaient installées sur des espaces constructibles. C’est pour des raisons d’utilité publique, de rénovation et de restructuration de la ville que ces actions sont menées. Conformément aux orientations décidées par la structure dont il a la charge et sur la base des textes de loi d’urbanisme. Le but de ces opérations, comme le révèle Gilbert Tsimi Evouna est de faire de la cité capitale une ville moderne.

 

La littérature de la CUY renseigne que dans les années 1980, les deux premiers DG, en l’occurrence André Fouda et Emah Basile avaient pris des précautions pour éviter de plonger les populations dans l’insécurité existentielle. Aussi les quartiers Mimboman, Manguiers sont peuplés par les familles qui avaient été déguerpies à Mokolo, Madagascar, et carrière. Une enveloppe substantielle avait été en sus allouée à chacun des foyers en vue de la construction de la future case. La famille Yonkeu par exemple avait obtenu une parcelle de 400 m2, et une allocation financière de 1,9 millions de FCFA. Idem pour Madame Odette Seme Mana aujourd’hui décédé, qui avait revendu son lot. Ceux qui avaient été expropriés sur l’ancienne route qui mène à Douala avaient reçu des lots communaux à Ntougou, derrière la foire. Contre le versement d’une somme forfaitaire de 200.000 à 500.000 FCFA, en fonction de la superficie de la parcelle attribuée. Les bénéficiaires, les autochtones, ont presque tous revendus les parcelles à eux attribués aux allogènes, faute d’argent pour les mettre en valeur. Le hic ici c’est que ne peut solliciter un titre foncier que l’attributaire principal. La mutation du titre de propriété au second acheteur ne peut être faite que si la procédure de délivrance est achevée.

 

Cette démarche s’articule ainsi qu’il suit : l’obtention d’une attestation d’attribution provisoire, une demande de permis de construire, la mise en valeur du lot, l’obtention de l’attestation de mise en valeur après le constat de la commission de construction, et enfin, la délivrance du tire foncier.

Gilbert Tsimi a pris une mesure tendant à modifier cette procédure, le second acheteur du lot communal doit pour cela obtenir en son nom l’attestation de mise en valeur sans passer par le vendeur de la parcelle. «Mais sa décision ne s’adosse sur aucune loi», révèlent  les urbanistes. Mieux, ils ne pensent pas que la publicité de cette mesure a été faite, selon leurs dires. Ils indiquent également que de nombreuses personnes qui ont racheté ces espaces à la Foire n’ont pas encore leur titre foncier. En ce moment, les destructions massives réalisées ici et là à Yaoundé montrent comment la CUY manœuvre pour restituer aux autochtones les parcelles de terrain qu’ils avaient bradés. Elle appelle les titulaires des titres fonciers à les présenter dans la perspective des indemnisations prévues par la loi. Mais les possesseurs de ces documents sont les fils et petits fils des propriétaires dont la plupart sont aujourd’hui décédés.

 

Lesquels n’avaient pas en leur temps exécuté les transformations des titres de propriété pour les espaces vendus aux allogènes. Ceux-ci ne disposent à ce jour que des actes de vente signés par devant certaines autorités administratives, ainsi que les croquis de leur terrain réalisés pour certains d’entre eux par des agents de la communauté urbaine. Malgré l’existence de ces documents, «les propriétaires des terres  ne sont pas prêts à reconnaître notre autorité sur ces parcelles», s’offusque une source proche des familles évincées.

Les sites programmés pour les démolitions touchent surtout aux espaces interdits (espaces protégés, zones inondables, marécages, flanc de colline, etc). Mais on voit bien que les équipes de la CUY vont bien au-delà, même lorsque le relief ne s’y prête pas, comme à la briqueterie. Pourtant les urbanistes précisent que cela ne peut se faire que  «lorsque le site est plat, dans ce cas on peut déborder les 10, 15 mètres prévus sur les axes des rivères». Bien plus, les opérations de destruction jusqu’ici effectuées touchent également d’autres espaces constructibles. Pour des autochtones parmi les autorités politiques de la cité, «les gens avaient oublié qu’ils étaient dans le village des autres».

 

Ils se réjouissent de ce que les actions du délégué du gouvernement «traduisent son ambition de rétablir la hiérarchie ethnique dans la cité capitale».On l’avait déjà appris pendant les manifestations violentes contre la vie chère qui ont embrasé la moitié du pays en février dernier. De la bouche même des élites du Mfoundi, dont fait partie Gilbert Tsimi Evouna. L’association au sein de laquelle ils sont réunis appelait à la libération de Yaoundé, par ces tribus venues d’ailleurs.

 

Droits de l’homme

 

La Xénophobie au sommet de l’Etat

 

 Biya cautionne la vengeance, le tribalisme, et la haine dans la cité capitale.

 

Irène Sidonie Ndjabun

 

Cette année 2008 marque le 60ème anniversaire de la Déclaration des Droits de l’Homme adopté en 1948. Une demi siècle de mise en œuvre lente difficile, mais progressive des droits humains à travers le monde. Au Cameroun, cette année en cours s’illustre par le recul des libertés humaines. Les actes de xénophobie se multiplient dans la cité capitale notamment, perpétrés par ceux-là même qui ont la charge de la conduite des affaires publiques. Et leurs affidés de la région qui se recrutent parmi les pontes du parti RDPC au pouvoir. A Douala comme à Yaoundé, des personnalités politiques et traditionnels se sont levés pour revendiquer le respect de leur territoire par les allogènes fauteurs de troubles. Les autochtones de la cité capitale, en l’occurrence les élites du Mfoundi, réunis en association et amenés par l’actuel Ministre de la Santé Publique André Mama Fouda sont sortis de leur gong. Pendant la crise sociale qui a touché cinq des dix provinces du pays en fin février dernier pour rappeler aux allogènes leurs limites d’action dans la localité. Siège des institutions étatiques dont le mutisme des dirigeants, celui du président Paul Biya notamment porte à croire qu’il cautionne de tels agissements moyenâgeux.

Depuis le mois d’avril dernier, des familles installées sur des zones inconstructibles sont chassés de leur lieu de résidence. A Nkolbisson, dans la périphérie de Yaoundé, plusieurs centaines de foyers se sont laissées surprendre par des eaux de pluies qui ont entièrement ou partiellement détruits des maisons et endommagés leur contenu. Pour ceux-là, le gouvernement tout entier, alerté par le couple présidentiel via le Ministère de la promotion de la Femme et de la famille s’est mobilisé &agrav

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Auteur

Ndjabun Irène Sidonie journaliste
BP 2303 Messa -Yaoundé tel 77 91 44 86 sitounou@ya

Pensée du jour

L'echec est le chemin qui mène à la victoire.

Transmis par Mazawazé (Paris)

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