AccueilExpropriation: des relents de discriminations
Mercredi 7 Mai 2008 à 18:24:51
Citoyens d'un même Etat, ils ne bénéficient pas d'une justice équitable dans l'attribution des terres. Aux plus fortunés et aux autochtones tous les avantages et aux plus défavorisés les menaces, et bien d’autres actes parmi les plus dégradants.
Irène Sidonie Ndjabun
A Nkolbisson les habitants chassés de leurs terres par les eaux provenant d’une rivière en crue après des pluies diluviennes sont encadrés par le gouvernement. Qui leur a offert un centre d’accueil, une aide multiforme, et des enveloppes pour soutenir les pertes enregistrées. A Etoudi , les populations installés sur un terrain qui borde la présidence de la république sont sommés déguerpir dans les plus brefs délais. Ils ont reçu une mise en demeure leur intimant de partir dans un délai de 10 jours à partir de mercredi 29 avril, date à laquelle seront démolies leurs habitations. Selon les responsables de la CUY, il est question ici, comme à Nkolbisson où les populations seront déplacés vers un autre site, de permettre à leurs compatriotes plus fortunés d’y réaliser des investissements ultra modernes. Sont concernées de parts et d’autres respectivement un peu plus de 200 familles issus des couches défavorisées; installés sur une superficie de 2ha 27a et 36 ca à Etoudi, et environ la même dimension à Nkolisson. A Etoudi, aucune sorte de dédommagement ou d’indemnisation n’a été prévu pour ces foyers, alors qu’à Nkolbisson des familles occupent une zone fortement inondable, insalubre et donc interdites aux activités humaines.
Contrairement à Etoudi, où leurs compatriotes se sont implantés sur un espace viable, qui avait été identifié pour accueillir l’implantation de l’hôpital général de Yaoundé dont le site a depuis été délocalisé. Jusqu’à la date du 4 avril, les inondations étaient monnaies courantes à Nkolbisson, sans grand dommage, «l’eau s’estompait rapidement dès la pluie terminée», ont soutenu les habitants. Côté Etoudi, le quotidien des résident a été marqué ces deux dernières décennies, et notamment depuis le début de l’année 2000 par une série de disputes. Agrémentées de menaces verbales, écrites, d’arnaque des équipes de contrôle des services concernés qui se sont succédées ici (CUY, Ministère de l’Urbanisme, préfecture du Mfoundi). Trois mises en demeures ont été servis aux occupants du titre foncier n°3154 querellé entre 2002 et 2008, par les services de la Communauté Urbaine de Yaoundé, exécutant des directives de la préfecture du Mfoundi, selon des responsables de cette institution. Le samedi 03 mai 2008, les résidents d’Etoudi qui côtoie la présidence de la république pliaient bagages et démontaient eux-mêmes leurs cases en vue de récupérer quelques matériaux et objets utiles.
Pendant qu’à Nkolbisson, le gouvernement, représenté par ses différentes administrations offrait aux sinistrés des inondations du mois d’avril des enveloppes susceptibles de leur permettre de compléter leurs effets endommagés par les eaux boueuses. Et un subside supplémentaire pour ceux dont les maisons ont été détruites. Ce après la distribution des denrées de premières nécessités, des ustensiles de cuisine, de la literie, et bien d’autres articles domestiques offert par la Première dame, Chantal Biya opérée quelques jours plus tôt. De l’avis de Hilaire Kamga, promoteur de l’Ong Nouveaux droits de l’Homme (NDH), le droit à la propriété est un droit reconnu à tout un chacun dans une nation. Le droit de s’installer là où on veut, et où on peut pour tout citoyen dans un Etat est un droit international reconnu, a t-il ajouté. Ce droit, fait-il remarquer, on le trouve principalement sur le droit à la propriété dans la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. Et «vous savez que c’est un élément de la constitution du Cameroun aujourd’hui.
Ce texte n’est devenu contraignant que parce qu’il a été incorporé à la constitution du Cameroun. Il y a un texte inversement contraignant qui est le deuxième pacte relatif aux droits sociaux économiques. Ce pacte devrait être invoqué, s’il y a eu violation des dispositions de ce pacte, parce que le droit à la propriété qui est un droit ainsi protégé a été violé par la population, par un citoyen d’un état. Et que le recours interne a été épuisé comme on le découvre dans les hautes juridictions, tout citoyen qui se trouve dans ces conditions à le droit ester devant le comité. Selon les explications de Me Michel Fotsing, avocat des victimes d’Etoudi qui ont adressé une requête introductive d’instance aux fins de sursis à exécution. Le décret N° 86/347 du 25 avril 1986 a alloué des indemnités aux personnes qui occupaient et continuent d’occuper une superficie de 13 ha 06 a 22 ca, violant ainsi les droits de la requérante qui est aujourd’hui menacée de déguerpissement.
Celle-ci ne se rebelle pas contre le décret d’expropriation mais elle exige simplement que la loi sur l’indemnité lui soit appliquée comme elle l’a été pour les autres personnes occupant le même site, selon M Michel Fotsing. cette source croit savoir que cette décision attaquée n’intéresse ni l’ordre public, ni la tranquillité publique. Que son exécution prématurée provoquerait des inégalités entre les citoyens et engendrerait inévitablement un trouble à la tranquillité des camerounais qui ne demandent que l’application équitable de la loi. «l’Etat ne peut légalement déguerpir les occupants d’un terrain exproprié sans s’être rassuré que les victimes ont reçu l’indemnité prévue par la loi visée. Par ailleurs, dès la publication du décret d’expropriation, aucun préavis n’a été donné aux victimes. Le bénéficiaire, l’Hôpital général de Yaoundé (HGY) n’a aucunement occupé les lieux, d’où l’absence de l’urgence voir l’inopportunité même de l’expropriation. Le projet pour lequel ces terres avaient été expropriées est aujourd’hui caduc, l’HGY ayant été construit sur un autre site au quartier Ngousso à Yaoundé. Le décret n° 86/347 du 25 avril 1986 allouant les indemnités donne la preuve de cette violation. L’article 10 et 11 du décret n° 87/1872 du 16 décembre 1987 portant application de la loi n’a pas été observé avant le décret d’expropriation».
L’affaire a été portée devant la Cour Suprême le 17 avril 2008 dernier, par les victimes de déguerpissement programmé à Etoudi. Après le dépôt le 25 avril 2002 d’une première requête introductive d’instance en référé aux fins de sursis à exécution envoyé à la chambre administrative de la Cour Suprême du Cameroun. Au niveau de ces deux instances, impossible, pou le moment du moins d'obtenir la moindre information sur le sujet. A la préfecture du Mfoundi, les dirigeants ne sot pas plus diserts, tus les rendez-vous pris se sont soldés par un échec. Quant à la Communauté urbaine de Yaoundé, "ils ne font qu'exécuter les ordres de la préfecture", selon des informations glanées dans les services techniques de cette institution.
Opération Epervier: Quand Biya mène les enquêtes
Dimanche 4 Mai 2008 à 17:47:36
Opération épervier
Quand Biya mène les enquêtes
Accusé de crime économique, le Maire de
C’est l’histoire d’une personnalité politique, chef d’entreprise qui a été accusé de crime économique. Interpellé sur la base d’informations manipulées selon ses propres termes, il a été absout par le chef de l’Etat en personne. Celui-là même qui avait validé l’ouverture d’une enquête judiciaire contre sa personne au motif d’atteinte à la fortune publique pour un montant de 600 millions de FCFA, suite à une lettre a lui produite. Convoqué le 19 janvier à la sous direction des affaires économiques et financières, Bruno Elobo Ndjomo, puisqu’il s’agit de lui s’est vu opposer des coupures de journaux qui traitent de ses accointances avec le Ministre de la santé publique d’alors, Urbain Olanguena Awono. Pendant son audition, dit-il, un individu assis sur le côté examinait un épais dossier. Après des heures d’interrogations, il a été libéré. Mais il y retournera le 23 janvier, afin de leur produire les documents originaux qui établissent les paiements allégués, et qui selon les révélations de M Ndjomo n’ont jamais été payés, faute de disponibilité de caisse et pour diverses autres raisons. Il estime que le Directeur de
Le Maire, l’information et les média
Selon les propos de Bruno Elobo Ndjomo, les médias sont au début et à la fin des interpellations des présumés détourneurs de deniers publics qui ont court au cameroun. Puisque la sous direction des enquêtes économiques et financières de la direction de la police judiciaire s’est appuyé sur des coupures de presse pour l’inviter à venir répondre des faits publiés par ces journaux. Auxquels il a prescrit plus de responsabilité, et de discernement dans l’exercice de la profession. Dans ses explications, il a reconnu avoir expressément omis de rendre publique la quintessence de la lettre adressée au chef de l’Etat. Ainsi que le canal adopté cette fois afin que les informations y relatives lui parvienne en l’état.
ISN
Les marchés en question
Economie d’un document d’une cinquantaine de pages publiés par la direction de Inagel CAMEROUN-IMPOREX.
De la synthèse du document d’une cinquantaine de pages intitulé Opération Epervier, « Lumière sur le détournement de 600 millions de FCFA par la société Inagel CAMEROUN-IMPOREX » distribués aux représentants de la presse, on retient qu’il a été convoqué par Benjamin Ntonga, sous directeur des affaires économiques et financières à
Irène Sidonie Ndjabun
Spectacle: Diam's oppose Orange Cameroun à MTN
Lundi 28 Avril 2008 à 14:56:46
Orange Cameroun
Fait la promotion de MTN
Le concert raté de la chanteuse française Diam’s organisé à Yaoundé le samedi 26 avril rappellent aux spectateurs déçus la maîtrise de la chose par le concurrent de cette entreprise de téléphonie Mobile Telephone Network. Irène Sidonie Ndjabun
«Ils auraient du laisser MTN (mobile telephone Network) organiser ses choses, il nous aurait emmené Lady Pon’s ou K-Tino et on se serait gâté. Ca ne vaut pas la peine Orange».
Tôt ce dimanche 27 avril au matin, trois jeunes garçons qui ont assisté au concert de Diam’s annoncé par la compagnie de téléphonie mobile Orange Cameroun ressassent encore les malheurs de cet événement qui a été un échec en fin de compte selon leurs propres termes. Parti de chez eux peu avant 17 heures, ils ne sont rentrés qu’après une heure du matin. Puisqu’au final, après 6 heurs d’attentes, la guest star attendue, la chanteuse française Diam’s ne s’est pas produite, à cause des caprices de la technique : Les micros était défectueux. Et même ceux des chanteurs amateurs de Star 2 Demain qui animaient la soirée en attendant l’arrivé de Diam’s ne sont pas parvenus à se faire entendre pour les mêmes raisons, racontent ces sources. Bien pire encore, présenté comme gratuit au départ par l’organisation, de nombreuses personnes, les premières arrivées sur l’esplanade de l’hôtel de ville où avait lieu la cérémonie ont du débourser la somme de 2.000 FCFA (deux mille), pour les uns et 500 FCFA pour les autres pour y accéder, et ce à partir de 19 heures. Au bout de quelques minutes, la proportion de la masse qui y a convergé et qui a envahi le jardin public situé au carrefour en face, le perron de la CNPS et de Afriland First Bank situé tout autour était noirs de monde. Contraignant les programmateurs à ouvrir grande les grilles pour les laisser passer. «En guise de billet d’entrée, on recevait un petit portrait de Diam’s que beaucoup ont tôt fait de déchirer», selon les jeunes gens. Qui font savoir qu’arrivé sur place à 17 heures, temps annoncé pour le début du concert, le site était encore en chantier, à l’extérieur les billets se vendaient car l’entrée était encore filtrée par quatre vigiles d’une société de gardiennage. Très vite ils ont été débordés, poussant de nombreux individus à escalader la haute barrière en métal qui cerne cette institution. C’est une foule compacte et bigarrée qui s’est retrouvée piégée sur ce lieu où l’atmosphère est très vite devenue pesante. S’en sont suivi les bousculades dans lesquelles beaucoup ont été piétinés, d’autres ont perdu qui des chaussures, qui un enfant. Ces informateurs révèlent que les personnes qui perdaient connaissance étaient transportées et mises sur le côté par des membres de l'animation. Hors de la barrière pourtant peu avant l’ouverture, une ambulance y avait été rangée, qui a disparu une fois les grilles ouvertes, soutiennent ces garçons. Qui ajoutent que de temps en temps, l’animateur Tony Nobody diffusait des avis de recherches lancés par des parents séparés de leurs gosses pendant les mouvements de la foule. Qui a commencé à scander des slogans hostiles à l’organisation. Attendu à 17 heures, c’est à 23 heurs que l’invitée du jour s’est présentée. Ce n’est qu’aux environ de 2 heures du matin que Diam’s a pu chanter quelques morceaux de son répertoire, sur une place clairsemée de spectateurs.Publicité
Pensée du jour
L'echec est le chemin qui mène à la victoire.
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