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Sécurité: Le Camerun se militarise

Mercredi 16 Avril 2008 à 11:26:29


Sécurité

 

Le Cameroun se militarise

 

Contrairement à ce qui a été annoncé dans le précédent article, les contrôles de police sont de rigueur sur toutes les routes nationales qui desservent le pays. Les voyageurs se disent exaspérés. Les grandes villes aussi sont sous surveillance.

 

Irène Sidonie Ndjabun

 

« Ils n’en peuvent plus ; ça devient exaspérant ; il faut mettre un terme à cet exercice inutile et improductif ». Voilà quelques-unes des réflexions avancées par quelques-uns des voyageurs rencontrés ces jours derniers dans des gares routières, et dans la ville. Contrairement à ce qui a été diffué dans la dernière publication, et selon des informations des voyageurs, et des transporteurs, les contrôles de police ont court sur toutes les routes nationales qui desservent le territoire national. Blaise est rentré de Douala ce lundi 14 avril, et il peut dire que le voyage n’a pas été de tout repos. Chauffeur d’un particulier, il lui a fallu s’arrêter tous les 10 km pour montrer patte blanche et laisser fouiller le véhicule. Par des éléments de la gendarmerie et de la police à certains points de contrôle, ou par l’un ou l’autre des deux groupes à d’autres points. Armand quand à lui est allé à l’Ouest ce week-end pour l’enterrement de sa petite nièce. Il raconte qu’à près de 10 mètres du pont sur la Sanaga, tous les passagers des autobus qui font la ligne Yaoundé Bafia ou Bafoussam sont descendus et identifiés, parfois palper. Ils vont ensuite attendre les véhicules quelques mètres avant l’entrée du pont. A l’autre duquel ils doivent encore répéter l’exercice. Un transporteur habitué à parcourir la province du Sud fait savoir que ce sont aussi des patrouilles mixtes (gendarmerie et police), qui procèdent aux fouilles des passagers et de leurs bagages de ce côte du pays. Le premier contrôle à lieu à Mengong, à 30 km d’Ebolowa ; le second à Ngoulemakong à 50 km et à Essimili à 50 km de la ville de la ville capitale du sud. Au premier arrêt, les gros porteurs, autobus par exemple sont vidés de leurs contenu et copieusement inspectés. Ceux des passagers qui ne sont pas munis de leur pièce d’identité sont retenus sur place et transportés vers le commissariat de police ou la brigade de gendarmerie le plus proche. Au deux derniers arrêts, les passagers sont appelés à quitter le véhicule, à passer les uns après les autres devant un ou deux des agents de la patrouille, après quoi ils vont attendre le véhicule à quelque 5 à 10 mètres de là. Yaoundé et Douala ont été ces dernières 24 heures quadrillés par des éléments des forces armées (militaires, gendarmes, et police). A Emana, dans la périphérie de la ville, les habitants se sont réveillés le mardi 15 avril dernier avec à leurs portes des hommes lourdement armés qui veillaient à leur identification. A olembe, à quelques encablures de là, d’autres éléments mieux sont venus renforcer les agents habituellement en poste sur ce site. A travers la ville de Yaoundé par exemple, ces faits alimentent les conversations des citoyens qui aimeraient comprendre les motivations d’un tel déploiement de force.  Ce sont des menaces de grève et d’autres manifestations contre la vie chère entendu ici et là qui seraient à l’origine du branle bas observé dans l’armée.                

Sécurité: fouilles en règle des voyageurs

Samedi 12 Avril 2008 à 13:8:32


Cameroun

 

La sécurité en question

 

Les émeutes sont bel et bien terminées, mais le gouvernement ne semble pas convaincu. Les fouilles sur l’axe Douala Yaoundé en l’occurrence bouleversent les voyageurs.

 

Irène Sidonie Ndjabun

 

«Encore, on commence à en avoir marre. On pensait q’ils avait arrêté les émeutiers, qui ont été jugés et condamnés pour les actes qu’ils avaient commis». La dame qui fait cette remarque est une passagère de l’un des autobus d’une agence de voyage qui rallie la capitale politique, Yaoundé, à la capitale économique Douala. Le véhicule vient pour la seconde fois, en moins de 05 minutes d’être stoppés à un contrôle de police, dont les passagers ont été appelés à descendre, leur pièce d’identité en main. A la queue Leu Leu, ils s’exécutent, et doivent ensuite traverser le poste de contrôle de la police, et marcher sur une distance d’environ 20 mètres pour aller attendre la voiture de l'autre côté. On se trouve ce vendredi 11 avril dans la locaité de Yassa, provicne du Littoral,  à l’entrée des installations de la savonnerie comme l’indique un des policiers en civil adossé sur un ponton érige devant un poste de police. Il dontl'impression d'être entrain de  garder les effets de ses collègues en faction sur la route, et qui ont été confinés dans un des deux postes qui se font face. Une fois le contrôle terminé, le bus peut repartir, pour s’arrêter 100 mètres plus loin, à u second point de contrôle cette fois supervisé par des éléments de la gendarmerie. On reprend le même exercice, sauf que cette fois, les  pièces d’identité ne sont pas réclamées. On l’a échappé belle, dans la voiture se trouve un haut gradé de l’armée qui a fait un signe à ses confrères. Aussi les passagers vont de leurs commentaires, on apprend ainsi que ce jour est un jour béni, puisque les bagages n’ont pas été descendus pour être fouillés en règle. Car, et selon des passagers, les jours derniers étaient éreintant, tous les voyageurs étaient minutieusement fouillés et palpés les uns après les autres, tout comme l’étaient leurs bagages.  Les contrôles se font à l’entrée et à la sortie de la ville de Douala exclusivement, et pas du côté de Yaoundé.

 

 

 

Grosses surprises

 

Ce vendredi 11 avril 2008 en fin d'après-midi, alors que les passagers d’un autobus passent à tour de rôle devant le gendarme qui contrôle les pièces d’identité, une dame est interpellée sur la validité de sa carte nationale d’identité (CNI). Elle retourne la pièce et montre, noté sur un papillon agrafé sur sa carte, une note d’un l’officier d'un 2è grade prorogeant la validité de la CNI. Pourquoi cela a-t-il été fait ainsi, interroge l’homme en tenue. Parce qu’au départ, il y a eu une erreur sur la date de délivrance. Elle affiche la date de délivrance en mai 2007, alors que la porteuses est formelle, elle l'avait afité tablir en décembre 2007. Mais curieusement, c’est à son arrivée la veille à cet endroit exactement qu’un des collègues du gendarme a fait une découverte étonnante. on y lit en ffet qu’elle a expiré la 08 mai 2006,  et établie en décembre 2007. Mieux, la signature, et le nom qui sont portés sur cette pièce sont les mêmes que ceux qui fgrent sur le carton dont les dates ont été prorogées. Ce sont les coordonnées de l’officier de 2è grade Ngo Mbogos Sophie.A. Problème, cette dame avait déjà été affectée à son nouveau poste à Douala lorsque cette carte a été délivrée. La pauvre l’a découverte en même temps que la voyageuse qui  a promis d’aller récupérer sa carte informatisée définitive à Yaoundé, ville où elle avait établie, puisque celui qu’elle porte n’est qu’un recépiscé. La dame est partie, avec sa CNI, en même temps que les autres passagers.Le numéro est le suivant: 0171616366.

ISN        

Santé Publique: Le temps de l'intégration

Jeudi 10 Avril 2008 à 18:13:46


Santé

 

Le temps de l’intégration

 

Le secteur de la santé au Cameroun fait sa mue et se pare de nouveaux habits. Hier on parlait de Programme national de Développement Sanitaire, auquel a succédé la stratégie sectorielle de santé, qui va être substitué par l’intégration en santé. Récit.

Irène Sidonie Ndjabun 

 

 

Le secteur de la santé publique s'est enrichie d'une nouvele Stratégie élaborée pour assurer aux camerounais une meilleure santé, elle vient se greffer à la Stratégie Sectorielle de la Santé (SSS) mise en œuvre depuis 2001, et emprunte son esprit et quelques-unes de ses lettres au Programme National de développement Sanitaire (PNDS) en vigueur dans les années 1998-2001, qui avait motivé la rédactin de SSS. Aujourd’hui ont entre dans l’ère de l’Intégration en Santé (IS), au Ministère de la santé Publique les hauts responsables veulent bien expliquer en quoi consiste cette nouvelle politique, mais sous anonymat. Ainsi, selon des spécialistes en santé publique approchés, il s’agit de la mise en commun des ressources et des activités pour atteindre un but commun. Dans un contexte de mise en œuvre des activités de santé où l'on trouve plusieurs activités, des programmes prioritaires et des activités prioritaires. Mais aussi des activités spéciales qui viennent de temps en temps. Pour intégrer les choses, rconte ces sources, on met en commun les ressources, la mise en en œuvre des activités, et le suivi évaluation. Si par exemple, le programme sida doit mener certaines activités dans un district, il faudrait que dans la planification, cette activité soit programmée en même temps que d’autres. Pour que le moment venu, les ressources nécessaires tels les moyens de locomotions et les personnels soient usités pour d’autres activités également. Ainsi, avec les mêmes dépenses, on aura mené beaucoup d'actions.  L’intégration permet aussi de voir toutes les activités comme un ensemble. Parce qu’au lieu de faire seulement deux supervisions par an, on pourra en faire quatre. Parce que cette fois on aura utilisé l’argent du sida, et le lendemain celui d’un autre programme. Et puis il y a des activités qui ne sont pas financées en tant que programmes, mais qui sont aussi importantes pour toute la politique de la santé.

Activités parallèles

Par exemple, l’éducation pour la santé n’est pas financée en tant que telle, mais il est important. Parfois même s’il bénéficie d’un financement, il est insuffisant. Donc cette activité ne pourra jamais être menée parce qu’il n’y a pas de ressources spécifiques. Or, tout ce qui est fait l’est dans un seul but, améliorer l’état de santé des populations. Cette intégration permet aussi de voir l’interaction de toutes les activités de santé les unes avec les autres. Elle permet aussi une synergie, parce que si plusieurs activités de santé sont améliorées  en même temps, l’effet final est plus important que si c’est une ou deux activités sont bien développées pendant que d’autres ne le sont pas. L’intégration permet d’être plus efficace et plus efficient dans l’utilisation des ressources pour l’obtention des résultats escomptés. Jusque là chaque grand programme disposait de ses ressources propres, actuellement on les met ensemble.

Puisque au niveau des districts de santé, ce sont les mêmes personnes qui mettent en œuvre les programmes. Dans la conception, on peut les séparer, mais dans la novelle stratégie sectorielle, il y a des mécanismes qui sont mis en place pour pouvoir réaliser cette intégration. On cite la SWAP, qui est une approche sectorielle. A la fin de toutes les activités préliminaires qui sont cours de mises en œuvre, il y aura ce qu’on appelle le programme commun du secteur de santé. "Dans le cadre de la réduction  de la mortalité infantile, toute une série d’activités seront programmées. Au nombre de celles-ci la vaccination, mais celle-ci seule ne peut pas arriver à assurer la survie de l’enfant. Il faut la nutrition, la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant, l’éducation, l’hygiène, les méthodes d’accouchement propres avec du personnel qualifié. Ces activités dépendent des programmes différents, et tant que cette intégration ne sera pas effective, l’impact ne le sera pas non plus. Etant donné que si on met trop d’accent sur la vaccination, et l’enfant meure le lendemain de malnutrition, d’anémie, d’infections respiratoires, les objectifs n’auront pas été atteints.

Santé publique

Pareillement, on peut bien vacciner un enfant, observer les activités de santé publique, mais si le père de cet enfant a un diabète, n’est pas bien soigné et meurt, l’avenir de cet enfant est hypothéqué. Par conséquent, au vu des résultats et  des indicateurs à atteindre, ce sont beaucoup de choses qui entrent en jeu. Tant qu’ils ne forment pas un ensemble, il y aura de bons résultat, mais pas d’impact. Le plan de développement sanitaire de district (PDSD) est en cours de réalisation. Qui va s’étaler sur une période de quatre ans (2008-2011)  Les équipes sont sur le terrain, tous les DS sont entrain de planifier leurs activités de développement. Et dans ce plan de développement, tous ces aspects sont pris en compte. Des paquets minima d’activités ont été développés pour les centres médicaux d’Arrondissement (CMA), les paquets complémentaires également au niveau de l’hôpital de District. C’est une série d’activités qui couvrent les domaines essentiels des actions de santé que chaque centre de santé doit mener pour pouvoir répondre aux besoins de santé des populations. .

Chaque DS fait son plan de développement, qui nécessite une analyse préalable de la situation ? Là où ils sont aujourd’hui, et là où ils devaient être à l’horizon 2011, entre les deux, il y a ce qu’on appelle le GAP. La planification des activités est faite en sorte qu’ils arrivent à combler ce GAP pendant cette période.  A la fin du mois de mars dernier, 80 à 90 % de DS devaient avoir  finalisé leur plan de développement. Après ce plan de développement du DS, la province fait le plan de développement sanitaire de la province. Ces PDS sont déposés au niveau central qui supervise, réglemente, suit et évalue la mise en œuvre.      

Effectivité de la décentralisation

Hier encore, les programmes partaient du niveau central vers le District. A présent, ils sont déconcentrés au niveau du DS. L’harmonisaiton des choses devient effective, car la méthode de rédaction du plan de développement sanitaire est identique pour tous les DS. On évite le problème de double emploi, dans la mesure où chaque partenaire ne va plus comme avant mener sur le terrain des activités sans s’en référer aux autres.  Le département de la santé devient un seul secteur, qui prend sa source dans la viabilisation du district de santé. Pour lequel il faudra élaborer un programme commun où on affecte des gens au niveau du DS pour pouvoir  faire un plan stratégique 2009-2012. C’est ce plan qui va constituer la consultation au niveau provincial, et les Consultations à ce niveau vont conduire à la rédaction d’un plan au niveau national. Lorsque qu’on parle d’intégration, il y a là dedans la supervision intégrée, les réunions de coordination intégrées et le monitoring intégré. Pour les fonds, ce plan est budgétisé, qui a un cadrage prioritaire des districts de santé. C’est le montant dont des DS qui sont fonctionnels qui va constituer le cadrage budgétaire national.  Il y a ce qu’on appelle le common basket, c’est-à-dire un panier d’argent où il va falloir que les partenaires s’alignent. Ils ne vont plus choisir où mettre leur argent, il donneront de l’argent dans cette assiette. Un fonds qui sera redistribué aux DS uniformément en fonction de leur plan et de leur importance. Les DS ont été classifiés au préalable en trois catégories. Il y en a au démarrage, d’autres qui sont en phase de consolidation, et d’autres qui sont en phase d’autonomisation. Chaque DS sera financé en fonction de son développement Sanitaire. Nous y reviendrons.

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Auteur

Ndjabun Irène Sidonie journaliste
BP 2303 Messa -Yaoundé tel 77 91 44 86 sitounou@ya

Pensée du jour

L'echec est le chemin qui mène à la victoire.

Transmis par Mazawazé (Paris)

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