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Yaoundé: Deux morts et d'impoprtants dégāts

Dimanche 6 Avril 2008 à 11:26:4


Inondations à Yauondé

 

Deux morts à Nkolbisson

 

Les pluies diluviennes engendrent des pertes en vies humaines et des dégâts matériels importants dans cette localité de la province du centre au cameruon . Les sinistrés reçoivent des appuis multiformes du gouvernement.

Irène Sidonie Ndjabun

 

Tsoungui Pierre Henri, 27 ans et Effa Raphaël, 60 ans en service au grand séminaire n’ont pas pu échapper à la furie des eaux qui a ravagé une partie de la localité de Yaoundé VII ce vendredi 04 avril en mi-journée. Mesdames Messomo (en pleurs) et Ndedi enceintes respectivement de 4 et 3 mois souffrent de maux divers dus aux agitations de la veille. D’autres personnes parmi les enfants, les jeunes et les vieillards se plaignent également de douleurs et de fièvres. C’est que la grosse pluie qui s’est abattue sur la cité capitale entre 11 heures et 14 heures a fait de certains habitants des quartiers Ekorozok et Nkomassi dans la périphérie de Yaoundé des sans abri, et dépouillés d’autres de leurs effets ménagers. 24 heures après le drame, ils ne sont pas encore revenus des émotions de la veille. «C’est un rêve», lancent-ils en cœur ceux qui ont été accueillis au Centre de promotion de la femme et de la famille (CPFF) sis à Tsinga au centre de la ville la veille au soir. Ce samedi matin, ils y errent, la mise soucieuse, pensant à leurs familles dont certains  « sont restés de l’autre côté lorsque le bitume a été noyé sous les eaux  dont le niveau était si haut qu’il a enseveli des maisons ».  ils y ont tout perdu, même ce qu’il ont de fondamental comme leurs pièces officielles, telles les actes de naissances, les cartes nationales d’identité, les actes de mariages et autres diplômes. D’autres ont pu les récupérer, c’est le cas de Maurice. W, dont la case est construite en matériaux définitifs est située légèrement en aval de la rivière. De ses dires, on apprend qu’il était présent  à la maison à ce moment là, mais a minimiser l’importance de la pluie. La plupart de ses effets ont été enfouis dans le plafond par ses enfants et lui avant de se mettre à l’abri des eaux qui montaient dangereusement. «D’habitude il pleut, l’eau monte et s’estompe très vite, mais cette fois c’était un autre phénomène», a t-il relevé pour s’en étonner.

Tensions et frayeurs des sinistrés

Tout autour de lui, ses voisins acquiescent bruyamment en mentionnant qu’il ne s’était pas produit une telle manifestation des forces naturelles dans le coin depuis 35 ans. Dans la foulée, ils pointent un doigt accusateur sur la Communauté Urbaine de Yaoundé (CUY) dont les travaux d’aménagement du pont sur la rivière Afeme ont rétrécis son lit, emprisonnant ainsi les eaux de pluies qui se sont frayées un chemin dans les alentours. Les victimes font état de ce qu’il y a trois décennies, le génie militaire avait élargit la surface en y plaçant une buse de 200 centimètres de diamètres. Au moment de la construction de l’échangeur l’année dernière 2007, la CUY l’a remplacé par une autre de 100 cm. Des camions de terre avaient été déversés à cet endroit par la CUY. Le 10 octobre 2007, des croix de Saint André avaient été dessinées sur les murs, afin de prévenir les résidents de leur prochain déguerpissement. Le 29 décembre les jeunes du coin manifestaient leur mécontentement en y menant une grève. Simultanément, des correspondances y relatives étaient aux services compétents  de la CUY (DG-CUY), en vain. Une source à la CUY révèle que de la réponse reçue du Délégué du Gouvernement auprès de la CUY (DG-CUY), Gilbert Tsimi Evouna, il ressortait que «les travaux réalisés sur le site ont été faits par des techniciens qualifiés formés dans de grandes écoles».  A 10 heures ce samedi 05 avril en milieu de mâtinée, les rescapés sont  encore vêtus de leurs habits de la veille maculés de boue. Ils n’ont pas pis de bain, ne se sont pas changés, et n’ont pas encore déjeuner. Enfants, jeunes, adultes et vieux vont et viennent ici en maugréant. Combien sont-ils ? Selon la directrice du CPFF, Awa Moussa, environ 200, mais les inventaires se poursuivent, ils ont été acheminés là la veille dès 20 heures et ce jusqu’à 21 heures par les autorités administratives et municipales de la localité de Yaoundé II. C’est la Ministre de la Promotion de la femme et de la Famille (Minprof), Suzanne Bomback qui a été alertée par le Maire Simon Ongola alors qu’elle suivait la plénière de l’assemblée nationale qui est intervenue peu avant 18 heures pour prendre ces mesures. Des autobus de marque Coasters ont été réquisitionnés pour le transport des sinistrés vers ce centre. 104 (cent quatre) matelas, dont plusieurs dizaines étaient à l’état neufs,  ont été offerts aux intéressés, par le Minprof et le génie civil.

Des Besoins multiformes

Des draps neufs ont été découpés et distribués aux mères d’enfants en guise de couches de rechanges. Les dames des associations partenaires du CPPF ont été mises à contribution pour la préparation du repas (riz, sauce tomate et viande) qui a été servi à 3 heurs du matin selon les bénéficiaires. Qui ont du partager les couvertures offertes pour passer la nuit, en raison de leurs nombres insuffisants. La dizaine de salles du centre a été débarrassé de ses meubles et transformés en dortoirs où se sont entassés les victimes par groupe de 4, 7 ou 15 selon les dimensions des pièces.  Les Femmes et les enfants ont été privilégiés dans cet exercice qui a nécessité l’implication des victimes elles mêmes pour l’aménagement des salles, et la préparation du repas. ET du sous-préfet de Yaoundé II qui couvre cet arrondissement, celui de Yaoundé VII nouvellement crée n’ayant pas  encore été nommé. Alors que la grogne pour la distribution du petit déjeuner monte, Suzanne Bomback fait son entrée, à 10h27 mn, avec à sa suite un pick-up contenant quelques autres matelas et trois cartons de serviettes. Elle est tout de suite envahie par les pensionnaires qui lui parlent en langues vernaculaires béti. C’est que la zone sinistré est habité par une grande partie d’autochtones, et quelques allogènes. A une dame qui se plaint de couver une vilaine toux, la Ministre rétorque que «si elle a échappé à la pluie, ce n’est pas une petite toux qui va la tuer». A la veille dame qui se jette sur elle en sanglotant, elle promet une prise en compte de ses préoccupations dans les minutes suivantes. Puis elle s’assied sous le hangar bondé de monde et ordonne que les tables soient dressées dans la cour pour que commence le service du casse croûte matinal. Aux représentants de la presse présents, elle dira qu’elle ne peut pas se prononcer avant d’avoir rencontrer les autres membres du gouvernement et des services publics concernés. Aux sinistrés, elle annonce le coup de fil reçu de la première dame Chantal Biya, «qui est de tout cœur avec eux». Dans l’intervalle, le recensement des victimes se poursuit tout à côté, avec en prime le déferlement des autres cibles qui arrivent par grappes entières. La veille ils avaient eu des doutes sur la portée de cette action et la destination finale. Maintenant autour de Suzanne Bomback les plaintes fusent, à propos des couvertures que n’ont pas reçu de nombreuses personnes.

 

Prise en charge des sinistrés

Près de 200 couvertures et autant de serviettes ont été apprêtées «par le gouvernement tout entier» selon les précisions de la Minprof qui «tient à ce que cela soit dit ainsi». Et ajoute qu’il y en aura plus après le recensement pour éviter des frustrations et autres discriminations.

Toujours selon la Ministre, les malades seront soignés sur place, par une équipe médicale envoyé par le Ministre de la santé Publique, André Mama Fouda absent du pays. Lesquels ont rejoint le centre en début d’après-midi. Seuls celles des personnes atteintes de pathologiques spécifiques devaient être conduites dans les formations hospitalières pour des soins plus appropriés. Pendant ce temps, du côté de Nkolbisson, l’équipe mixte composant la commission mise sur pied à minuit par le Préfet qui en est le coordonnateur a commencé l’inventaire des sinistrés et des pertes enregistrées par famille. Scindé en deux groupes coiffés par l’adjoint n° 2 au préfet, ils sillonnent le quartier en criblant de questions les résidents. Qui s’activent au nettoyage des lacs de boue qui souillent  l’intérieur des maisons, et sèchent sur le trottoir les mobiliers, fournitures scolaires, et tous les autres effets familiaux qui ont été salis. Ce bled a été érigé de parts et d’autres de la route qui mène à Okolla dans le département de la Lekié. Les maisons sont emprisonnées par deux ruisseaux, l’Afeme  et l’Enamze «dont le débit a accru avec l’urbanisation de la localité », comme l’indique un autochtone. Qui fait remarquer que les deux cours d’eau sont rejoints par le Mfoundi situé en amont.  Cet après-midi peu après 15 heures, le Premier Ministre chef du gouvernement, Ephraïm Inoni, accompagné d’une partie des membres de son équipe a fait une descente sur les sites Nkobisson et Tsinga), en vue de réconforter les concernés et leur apporter le réconfort du couple présidentiel. Avant ceux-ci une équipe de l'UNICEF a visté les sites, en vue d'évaluer les besoins des enfants.

 

 


Bomback s’en prend à sa directrice

La ministre de la Pormotion de la femme et de la famille, Suzanne Bomback expose ses divergences avec la directrice du CPPF, Awa Moussa. Le motif de la querelle est lié à la présence du préfet du Mfoundi, Pascal Mani, sur le site de recasement des sinistrés depuis la veille. La seconde a reçu l’ordre de sa hiérarchie de s’adresser à la presse alertée par ses soins (CRTV radio et télé, Canal 2 International). Alors que celle-ci s’exécute et cite les autorités administratives et municipales qui ont mis la main à la patte, elle omet de mentionner aussi celle du préfet du Mfoundi. Awa Moussa est reprise vertement par la Ministre qui la somme d’ajouter que le Préfet était bien présent. La dame hésite un moment, les yeux virant au rouge et embués de larmes, puis respecte l’ordre donnée. Autour d’elles, les victimes se regardent, etconfirment que le préfet du Mfoundi n’a pas mis les pieds ici depuis la veille. Le sous préfet de Yaoundé II quant à lui était bien là. D’ailleurs ils y sont repartis à une heure très avancée de la nuit.         

ISN

Constitution: Chantage à l'emploi

Vendredi 4 Avril 2008 à 18:2:32


Constitution

 

Le chantage à l’emploi

 

 En 1991 le pouvoir avait déjà usé de cette stratégie pour casser les villes mortes initiées par l’opposition en vue de l’organisation de la conférence nationale souveraine. Dix ans plus loin la bonne vieille pilule est remise au goût du jour. Cette fois pour séduire les populations opposées à l’idée de  révision de la loi fondamentale dans l’optique de permettre au président Paul Biya de demeurer au Pouvoir. 

Irène Sidonie Ndjabun

 

Comme en 1991, le parti RDPC au pouvoir est confronté à une question cruciale relative à sa survie. Il y a dix sept ans, les villes mortes initiées par les partis de l’opposition avaient réussis à paralyser le pays tout entier pendant des semaines. Mettant en difficulté un gouvernement fragilisé par les revendications d’ordre sociopolitiques. Pour y remédier, un ancien chef de terre en fonction dans la capitale économique du Cameroun se souvient de la stratégie usitée à l’époque pour casser le mouvement de désobéissance civile. Selon cette source aujourd’hui à la retraite, il avait suffit de faire circuler l’information sur les recrutements dans les secteurs publics et para publics pour que les jeunes oublient les casses et se pointent au lieu de rendez-vous fixé. L’opération consistait à les faire attendre des heures durant dans des salles des services publics, en faisant traîner l’activité d’enregistrement des candidatures. Au bout de quelques jours, le mouvement organisé par les opposants au régime du président Biya s’était éteint comme par enchantement. Au final, quelques têtes triées sur le volet avaient été recrutés. 17 (dix sept) ans plus loin, l’opposition dispersée et la démocratie apaisée essoufflée, voici venu la révision de la constitution. Autre sujet  aussi important que la conférence nationale souveraine revendiquée autrefois par les partis de l’opposition.

Pour lequel le gouvernement va appliquer la bonne vieille pilule qui a hier connu un succès phénoménal. Tous les secteurs sont impliqués, aussi bien publics, parapublics, que privés. Le FNE (fonds national de l’emploi) s’annonce avec ses 150.000 personnes à insérées dans les circuits de production d’ici 2010. La santé offre plus de 20.000 nouveaux recrus compris parmi les relais communautaires, les distributeurs communautaires, les agents de santé communautaires, et les agents embauchés aussi bien par le département de tutelle que par ses partenaires internationaux à la santé. Le secteur rural brandit le recrutement prochain de près de 2.000 jeunes à travers le projet PAJER-U (programme d’appui à la jeunesse rurale et urbaine). Parmi lesquels 1.600 seraient déjà en formation dans des centres de ressources crées ici et là.  Outre ceux-ci, le premier Ministre, Inoni Ephraïm avait révélé aux lendemains de la crise qui a secoué cinq de nos dix provinces à la fin du mois de février dernier, l’intégration de 14.196 jeunes dans la fonction Publique nationale.

Indépendamment de ceux opérés engagés dans l’armée, la police, et l’administration pénitentiaire. Même les actions des agences Nations Unies dans ce registre sont mis à contribution. Par exemple le projet HIMO (haute intensité de main d’œuvre), initié par le BIT (bureau international du travail). Notamment dans le cadre des politiques et programmes d’investissement et le lancement du Programme National de Réhabilitation  et de Construction des Routes Rurales du Cameroun (PN2R). Les affaires sociales s’alignent avec leurs travailleurs sociaux au chômage depuis la fin de leur formation. Le Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle annonce l’engagement des milliers de jeunes dans le cadre du projet intégré d’appui aux acteurs du secteur informel (PIASSI). Qui offre des micro-crédits aux jeunes acteurs du secteur informel titulaires de projets, pour ne citer que ces cas. Le Cameroun compte selon ce département ministériel 17 % de jeunes chômeurs, représentant une population d’un peu plus de 3 millions de personnes.   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

APPA: Un pas vers la normalisation

Mardi 1 Avril 2008 à 13:14:36


Association des producteur de Pétrole Africain

 

Yaoundé conserve le Secrétariat Exécutif

 

Les experts et les Ministres Africains en charge du pétrole se sont quittés à Yaoundé vendredi dernier 28 février 2008. Avec la conviction que l’élan imprimé sous le mandat du Cameroun sera consolidé. La République du Congo remplace le Cameroun à la tête de l’Association des Pays Producteurs de Pétrole Africains. Yaoundé conserve le Secrétariat Exécutif.

 

Irène Sidonie Ndjabun

 

Depuis environ quatre années, l’Association des producteurs de Pétrole Africains battait de l’aile, aujourd’hui il est sur pied. Ce constat a été établi à Yaoundé la semaine écoulée au terme de la XXVème session des Ministres de l’association des producteurs de Pétrole Africains (APPA) qui s’est tenue à Yaoundé le 28 mars dernier. Laquelle était précédée de la rencontre des experts des pays membres les 25 et 26 mars. 12 des 14 pays membres ont été représentés à Yaoundé, au Cameroun par leurs Ministres. Qu’ils soient de nationalité béninoise, congolaise camerounaise ou algérienne, ils ont reconnu au Cameroun la réalisation de biens des objectifs visés par l’association, et en très peu de temps. L’expert congolais Jean Pierre Gomo met à l’actif du président sortant la mie en œuvre de façon pratique d’un certain nombre de projets que l’association s‘était fixés depuis Luanda 2006 dans le cadre de la redynamisation de l’APPA. «Au regard de la vision et la mission de l’association, il y a eu comme un leitmotiv des pays membres. En vue de pouvoir ramener le groupe à ses missions essentielles. Qui consistent à faire de l’APPA un outil moteur dans le développement des hydrocarbures en Afrique» a t-il poursuivi. Au nombre des actions menées par le Cameroun, le déblocage des fonds domiciliés dans une banque congolaise au milieu des années 1990. Une des questions qui étaient mentionnés au cahier des charges du Cameroun, au sujet du budget de fonctionnement dont près de 125 millions avaient été verrouillés à la BCC qui a été liquidée pendant la crise qui a secoué la République du Congo en 1997.

Budget de fonctionnement  

Cet argent dont une partie appartenait au personnel était affecté au fonctionnement du Secrétariat Exécutif (SE), et collecté tous les ans au cours d’une réunion statutaire. Selon cette source le montant est fixé au cours de la rencontre des Ministres dans le cadre du budget de l’APPA. A l’époque, un dysfonctionnement au niveau du SE avait engendré des cumuls d’arriérés de certains pays qui sont entrain de se régulariser. Depuis deux ans, toujours d’autres informateurs, les pays se manifestent par un engouement à s’acquitter de ces cotisations. Il était difficile pendant cette période de crise, de réunir 5 à 7 pays qui payaient leurs cotisations, actuellement, on en arrive à 10 à 12 pays. Ces personnes croient savoir que le montant des cotisations varie d’année en année, et par rapport au budget d’une année donnée, il y a toujours une augmentation de 10 à 12%. L’année dernière par exemple, l’enveloppe par pays était estimée à 11.000 dollars, environ 50 à 55  millions de FCFA. Cette année, il faut attendre le conseil des Ministres, mais il avoisinera les 13.000 dollars, près de 60 millions de francs FCFA. Le budget 2008-2009 est encore en cours de réflexion, a-t-on appris à l’issue de la réunion. Tout comme se poursuivent des discussions sur la mise sur pied d’un fond de stabilisation des prix, pour permettre d’atténuer les factures pétrolières de ces pays. Au moment où la République du Congo prend le relais à la présidence de l’APPA, le plénipotentiaire du Cameroun, et président sortant Adolphe Moudiki  fait savoir que l’association dispose d’une base de données qui permettra aux pays membres d’y puiser des informations en temps réel sur l’évolution des activités pétrolières dans la zone APPA. De l’avis d’Adolphe Moudiki, la rencontre de Yaoundé a permis «l’adoption du 7ème programme d’action du groupe pour les années 2008-2011. Qui devra proposer des solutions concrètes à la problématique énergétique à laquelle plusieurs de nos pays sont confrontés ». A savoir la montée des cours du pétrole brut sur le marché international, et ses conséquences sur l’approvisionnement des pays de la région.

perspectives

Dont les dirigeants travailleront à la recherche de mécanismes permettant d’alléger la facture énergétique des pays concernés et en particulier celle des pays nets importateurs de pétrole. La hausse des prix du pétrole a déjà atteint le niveau de 111 dollars le baril à la bourse de New York, a relevé le Premier Ministre (PM) chef du gouvernement, Inoni Ephraïm dans son allocution d’ouverture de la 25ème session des Ministres de l’APPA le vendredi 28 mars. Dans la foulée, ont été énumérés le manque de capitaux nécessaires au développement des secteurs énergétiques des pays du continent, la baise des cours du dollars américain, et les tensions géopolitiques qui secouent les zones productrices d’hydrocarbures dans le monde et l’accentuation de la dépendance au pétrole des économies de nombre de pays africains producteurs. 9,9 millions de barils de, pétrole sont produits au quotidien par la pays membres de l’APPA, contre 190 milliards de mètres cubes de gaz par jour. Représentant 11,7% de la production mondiale de pétrole et 6,4% de celle du gaz naturel. L’APPA a été crée à Lagos en 1987, à l’initiative de huit pays. Ele vise aujourd’hui à élargir l’association à tous les pays africains producteurs ou potentiellement producteurs, non encore membres. Cette coopération a favorisé la réalisation des projets transfrontaliers tels que le Pipeline Tchad/Cameroun, du Gazoduc Ouest africain qui relie le Nigeria au Ghana, ou du projet de gazoduc transsaharien qui relie le Nigeria et l’Algérie. Dans le registre de la recherche pétrolière, une convention de partenariat a été scellée entre la SNH (société nationale des hydrocarbures) et la société nationale algérienne (Sonatrach). En vue de la conduite d’une étude conjointe du bassin de Logone Birni, qui a contribué à la promotion de ce bassin auprès des compagnies pétrolières internationales.       

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Auteur

Ndjabun Irène Sidonie journaliste
BP 2303 Messa -Yaoundé tel 77 91 44 86 sitounou@ya

Pensée du jour

L'echec est le chemin qui mène à la victoire.

Transmis par Mazawazé (Paris)

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