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Chiurgie cardiaque: L'argent qui fait mal au coeur

Mercredi 15 Octobre 2008 à 23:15:3


Le demi milliard débloqué par le gouvernement pour soutenir la mission de chirurgie à cour ouvert à l’hôpital général de Yaoundé divise les personnels. Un mouvement d’humeur en vue dans les prochains jours.

 

 

 

"Nous avons aidé à souder les cœurs des patients atteints, et risquons de nous en sortir avec des infarctus». Des personnels soignants de l’hôpital général de Yaoundé (HGY) sont en colère, et ne le cachent plus. Ils en parlent depuis la fin de la mission Belge de Chirurgie cardiaque à la fin du mois de septembre dernier. Notamment au terme de la distribution des récompenses aux membres camerounais des équipes ayant pris part à l’opération pendant une dizaine de jours.

Le groupe camerounais comptait 45 personnes, contre 18 Belges. Dans les couloirs, l’infirmation circule, même la direction serait au courant, disent les intéressés qui menacent de faire exploser la structure, selon leurs propos. Car le demi milliard alloué pour soutenir les efforts consentis  «a été attribué aux civils d’une part, et aux personnels venant du Minsanté et de l’hôpital gynéco Obstétrique et pédiatrique de Yaoundé (HGOPY) d’autres parts », de l’avis de ces derniers. Qui révèlent que cette enveloppe spéciale a été répartie ainsi qu’il suit : entre 500.000 et 1.000.000 FCFA pour les médecins ; de 50.000 à 150.000 FCFA aux infirmiers ; de 10.000 à 20.000 FCFA aux aides soignants.

La major du service d’imagerie dont on dit qu’elle a été lésé n’a pas voulu commenter le sujet, estimant qu’il DMT, le Pr Christophe Nouedoui est en voyage, selon la secrétaire approché le mardi 14 octobre au terme de la réunion de restitution du bilan de la mission Belge. Quant au Pr Ndam Njitoyap, Directeur général, il est pris par les corrections des examens à la faculté de médecine. L’appui spécial du gouvernement pour soutenir ces interventions s’élève à environ 400 millions de FCFA, selon le Ministre de la santé Publique (Minanté) André Mama Fouda lors de la restitution du bilan de l’exercice le mardi 14 octobre 2008 dernier.

Ici et là dans la maison, des personnels estiment que ces fonds auraient pu servir au financement de la formation des personnes ayant participé à l’opération. Ce d’autant que l’unité de chirurgie se caractérise par la vétusté de son plateau technique, et l’incompétence de la plupart de ces agents. Les spécialiste pour leur part sont très âgés, fatigués et surtout démotivés. Mieux, les Belges sont arrivés avec leurs équipements et leurs médicaments que les camerounais devront apprendre à manier tout en préservant leur fonctionnalité. Et ça, ce n’est pas une mince affaire.

Par Irène Sidonie Ndjabun

Paludisme: Le temps des soins à domicile

Mercredi 15 Octobre 2008 à 23:4:30


Le Ministère de la Santé Publique à travers le Programma Naional de Lutte contre le paludisme (PNLP) entame une nouvelle stratégie dont la mise en œuvre suscite quelques questionnements.

 

Pour la deuxième fois depuis le début de cette année 2008, le Paludisme occupe l’actualité du département de la santé publique. Au premier trimestre de cette année 2008, c’est la distribution des moustiquaires imprégnées d’insecticides à certaines régions non visités lors des campagnes précédentes 2005-2006, faute de ressources, qui était à l'ordre du jour. Cette fois il est question de passer à la prise en charge à domicile à travers le pays. L'activité a été lancée le mercredi 08 octobre dernier par André Mama Fouda, Ministre de la Santé Publique (Minsaté). Par un échange  avec les représentants de la presse nationale et internationale pour expliquer les tenants et les aboutissants de cette activité. Dont il est dit qu’il «s’agit de la mise en œuvre de la décision stratégique de prendre en charge le paludisme simple à domicile».

15.550 (quinze mille cinq cent cinquante) Relais Communautaires (RC) ont été formés en octobre 2007 par le PNLP (programme nationa de lutte conre le paludisme) sur toute l’étendu du territoire national. Dans l’optique de rapprocher des malades disséminés à travers le pays des soins à moindre coût. Egalement réduire la prévalence de la maladie qui décime les communautés. Les RC sont répartis dans les 1500 Aires de Santé (AS) répertoriés dans le pays, à raison de 10 Relais par AS. Le rôle de ces derniers étant de déceler les cas de paludisme simple dans leur environnement et les traiter par les Kit de traitement mis à leur disposition. Mais également de référer les malades souffrants de malaria grave découvert vers l’hôpital le plus proche Ces Kit sont composés d’un ACT (combinaison thérapeutique à base d’artémisine), le Falcimon en l’occurrence, qui est une combinaison de deux antipaludiques connu, l’artésunate-Amodiaquine subventionné par les pouvoirs publics.

Egalement d’un paracétamol qui permettra de soigner les cas de malaria simple dans les 24 heures après l’apparition des premiers symptômes, comme l’indique les organisateurs. 314.000 (trois cent quatorze mille) doses leur ont attribué dans un premier temps, à raison de 20 doses par personne. Qui devront être revendus à des prix oscillant entre 140 et 600 FCFA le Kit, le produit de la vente devant être ramené au Centre Provincial d’Approvisionnement (CAP). Après quoi ils pourront recevoir la  provision nécessaire pour le mois suivant comme l'indiquent les promoteurs.  Que sont Minsanté, à travers le Programme national de Lutte contre le Paludisme (PNLP). Qui révèlent que ces RC doivent être des personnes âgées de 50 ans au plus, actifs, et maîtrisant la langue locale.

Bénévoles, leur rétribution est circonscrite à une indemnité de 500 (cinq cent) FCFA, tirée du produit de la vente des 20 kit à eux remis. Au Cameroun, cette pathologie est la cause de 26% d’arrêt maladie, 57% des journées d’hospitalisation, et 40% des dépenses annuelles des ménages pour la santé. Il constitue également une des causes d’absentéisme dans les écoles, et peut retarder le développement intellectuel et physique de l’enfant. Des séquelles telles que l’épilepsie qui en découle déstabilisent l’harmonie de la famille et de la communauté. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (Oms), un enfant meurt toutes les 30 secondes en Afrique des suites de paludisme dont on déclare 50% de morbidité chez les enfants de moins de 5 ans, 40 à 45% des consultations médicales, 40% des décès des enfants de 0 à 5 ans, et 30 à 40% du total des décès dans les formations sanitaires.

 

Prise en Charge à Domicile : Une stratégie insidieuse

. Ceci est une remarques lancée par un spécialiste de la lutte contre le paludisme au Cameroun. Car il estime que l’option prise par le Ministre de la santé Publique est inopportune et dangereuse. Dans la mesure où l’expérience a déjà été tenté dans un autre proramme avec le résultat que l'on sait. Un echec cuisant, qui a laissé sur la touche des gestionnaires de ces crédits d'antirétroviraux pour la prise en charge du sida. Ils avaient confondu les fonds destinés aux malades avec leur porte monnaie personnels. Cette pratique des crédits d’antipaludiques, puisqu’il s’agit bien de cela, vient consacrer la danse macabre observée autour des ACT. Produits initialement subventionnés par les pouvoirs publics en vue de mettre à la disposition des populations des médicaments efficaces à moindres coûts. Mais qui ont jusqu’ici été plus présents sur les étals des pharmacies du trottoir et des officines privées à des coûts prohibitifs, que vus dans les hôpitaux publics, et confessionnels où ils devaient être vendus.


Comment le gouvernement à travers le Ministère de la santé Publique veut masquer les déficiences d’un secteur.

Irène Sidonie Ndjabun

« Cette stratégie cache quelque chose de malsain »

D’abord démentie par les autorités, cette l'activité a été confirmée par ces mêmes administratifs à la suite des ruptures fréquentes que provoquaient les distractions et autres ventes parallèles de ces produits par des personnels soignants. Pour contourner le problème, le Minsanté essaie une nouvelle stratégie, qui on s’en doute, va aboutir à un échec. On l’a vécu dans la prise en charge du sida, lorsque les gestionnaires des centres de prise en charge des patients, des fonctionnaires, médecin de surcroît, oubliaient de ramener l’argent de la vente des ARV au CAP (centre d’approvisionnement provinciaux) afin de recevoir leurs provisions pour le mois suivant. Des millions de FCFA ont ainsi été distraits par ces fonctionnaies bien rémunérés. Comment le Ministre croit-il pouvoir compter sur ces RC dont la plupart sont des «nécessiteux» vivant dans l’arrière pays.

Et qui n’ont même pas un vélo pour leur déplacement vers le lieu où un malade auait été annoncé ou qu'ils pourraient débusquer. Bien plus, la mise en œuvre de cette nouvelle politique a souffert d’un grand retard du aux errements de la CENAME (centrale natoinale d'aprovisionnement en médicament essentiels). Dont les responsables «n’avaient pas pris la mesure de l’urgence de commander ce Kit», selon des révélation du Dr Dorothy Fosey Ashu, responable du volet PEC au PNLP. Laquelle faisait savoir dans un entretien réalisé en mars 2008 dernier, qu'au moment de recevoir la livraison, ils avaient appris que les stocks disponibles étaient suffisants seulement pour les formations sanitaires, et non pour les communautés. Selon les explications de cette dame, au début du projet ils ont pensé à déterminer le volume de stocks requis, mais ils ont très vite réalisé que la demande n’était pas quantifiable dans les communautés où les données n’étaient pas disponibles. Etant donné que les médicaments ne peuvent pas durer dans le système, il fallait quantifier la demande sur la base des données réelles.

Il convient de noter que ces données sont collectées sur la base des onsultations cliniques et non biologiques comme le relevaient déjà une équipe de parlementaires européens en visite au Cameroun en 2007. Selon lesquels, il est difficile de planifier une ativité sur cette base. Au Cameorun, l'expérience a montré que nombre de malades de la malaria ne se rendent pas dans les hôpitaux, ceux qui y vont ne sont souvent pas inscris dans les registres ou suivis dans la structure. Sans conteste, on s'achemine vers une automédication autorisée, comme cela est déjà le cas dans la lutte contre l'onchocercose, où les relais communautaires offrent à temps et à contre temps les produits aux personnes qui se présentent à eux. On ose croire également, que la CENAME poura honorer la demande, très forte en matièrede paludisme.

 

Irène Sidonie Ndjabun

Personnes âgées: L'isolement persiste

Mercredi 1 Octobre 2008 à 19:10:21


Dans les discours et dans les actes quotidiens, le traitement des personnes âgées demeure ambigu. L’illustration en a été faite hier au cours de la célébration de la journée internationale éponyme hier 1er octobre 2008 à Yaoundé.
 
Irène Sidonie Ndjabun
 
«Si c’est une image décente, allez-y, montrez là, écrivez ce qu’il vous plaira, je ne vous apprends pas votre métier». Ceci est la réponse d’un responsable du Ministère des Affaires sociales (Minas), à un journaliste qui lui montre un vieillard adossé à la clôture d’enceinte. Il vient de faire ses selles sur lui, faute pour lui d ‘avoir pu trouver les toilettes, lui apprend le reporter. Au fond de l’enceinte, le vieux monsieur, de ses gestes maladroits, tente de se débarrasser de son pantalon souillé. Juste devant lui, assis sous des tentes, ses  pairs, personnes âgées (PA) comme lui, des élèves et d’autres personnalités invitées à la cérémonie de commémoration de la Journée des Personnes âgées (JPA), qui se célèbre le 1er octobre 2008 de tous les ans.  Face aux tentes, les autorités administratives assises sous la véranda en surplomb, de la Délégation Provinciale des Affaires Sociales (DPAS) pour le Centre.
 
Quoiqu’un peu en contrebas, le vieillard est bien visible des personnalités installées sous la véranda. Des volontaires de la Croix-Rouge Camerounaise (CRC) présents sur les lieux et informés de sa situation discutent un moment de la conduite à tenir. Selon leurs commentaires, «les agents de la DPAS qui assurent le protocole n’ont pas voulu montrer les toilettes lorsque la question leur a été posée. C’était justement pour évier ce genre de déconvenue», lancent-ils, irrités. Dans l’intervalle, une infirmière de l’unité de santé ouverte sur les lieux porte au vieil homme un verre de calcium et de l’eau. A côté d’elle, son collègue que les agents de la CRC présentent comme un médecin de l’hôpital de District de la Cité Verte fait savoir que cela ne peut-être qu’une diarrhée. Avant d’ajouter qu’il faut s’y attendre avec les personnes du 3ème âge et s’éloigne.
 
Après des minutes interminables à chercher de l’eau, le vieux monsieur est finalement pris en charge par un jeune volontaire de la CRC qui l’aide à se nettoyer. Un seau de beurre vide contenant de l’eau lui est fournit, avec un supplément d’eau courante contenu dans deux bouteilles d’eau minérales de la marque Tangui. Un pantalon de rechange lui sera offert, par la DPAS, selon les agents de la CRC. Dans l’intervalle, le Sg, Zoua-Houni Abraham poursuit son discours, égrenant les mécanismes de protection des populations vulnérables, les PA en particulier mis sur pied par le gouvernement camerounais. Dans la foulée, il cite les conventions des Nations Unies auxquelles le Cameroun a souscrit, fustige les discriminations, et autres violences faites à cette catégorie de la population dont la dignité est régulièrement bafouée. Accusés des divers maus dont souffrent leurs fils et petits fils, ils sont contraints à l'isolement, et parfois privés du minimum nécessaire pour leur survie.
 
Le thème pour cette année, rappelle t-il, est axé sur «les droits des Personnes âgées», dont on compte 960.000 au Cameroun, âgées de plus de 60 ans sur une population de 16 millions d’habitants. Dont la subsistence est assurée pr des associaitons qui s'assurent de leur bien-être. La VISADE (Vieillard-sant-développement), la LONACAM, BETANI VIACAM conviés à cette cérémonie se comptent parmi des organisations qui ont ait de l'épanouissement des personnes du 3èmeâge leur métier. Avant le propos du SG, le message du secrétaire des Naitons Unies (NU) a été lu par une dame pour le compte de la représentante des Nations Unies à Yaoundé. Ban-Ki Moon réitère aux pays la célébration du 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme (DUDH).
 
Dans son message, le Sg des NU renseigne que «L’ONU œuvre depuis longtemps à la promotion de l’indépendance, de la participation et de la dignité des personnes âgées, qui est aussi l’axe autour duquel s’articule la mise en œuvre du Plan d’action international de Madrid sur le vieillissement.  Lorsqu’ils ont adopté ce plan il y a six ans, à la deuxième Assemblée mondiale sur le vieillissement, les États Membres de l’Organisation se sont engagés à éliminer toutes les formes de discrimination, y compris la discrimination fondée sur l’âge.  Ils ont affirmé que les personnes qui vieillissent doivent pouvoir s’épanouir, rester en bonne santé, vivre en sécurité et participer activement à la vie économique, sociale, culturelle et politique de leur société».
 
Le programme de la journée annonçait sept points, des discours, des danses traditionnelles, et la remise de dons en nature (ris, sel, savon) aux associations de prise en charge des PA. Parmi les messages, le propos d’un patriarche de la région du Mfoundi, et grand notable de Nsimeyong, Etienne Nomo Nguene. Dont la longue intervention a manqué à plusieurs reprises d’être interrompue par Paul Mvondo, chargé du protocole au Minas et jouant le rôle de l’impresario du jour. Le vieux monsieur est venu présenter la longue marche vers la désignation définitive de la ville de Yaoundé comme capitale politique du cameroun. Derrière lui, les manifestations d’impatiences de M Mvondo, tantôt placé à sa droit, tantôt à sa gauche ou juste derrière sa nuque l’ont conduit à s’excuser du temps mis pour expliquer toutes les négociations qui ont aboutis à cette décision politique importante.
 
Avant celui-ci, le représentant des PA, qui a ouvert le bal des allocutions a appesanti les convives, des valeurs africaines qui commandent que les vieux soient le signe de vie vertueuse, et de bénédictin divine. Dont les compétences ne demandent qu’à être exploitées, parce que leur rôle est de promouvoir le dialogue et l’harmonie inter générationnelle. Leur vœux, a t-il conclut, est que le rôle des personnes âgées soit reconnu par tous, puisqu’ils sont la clé de l’avenir de la société. Le cocktail ouvert à l’occasion a permis de constater que la distance entre les jeunes générations, et les anciennes générations demeure grande.
 
Ce sont des plats préemballés composés de spaghettis rôtis, de morceaux de poissons et de poulets frits, et de brioches qui ont été servis aux cibles du jour, les guests stars ont mangé dans une salle à l’intérieur de l’administration, des repas chauds, à 20 mètres des invités principaux. Beaucoup on boudé ce repas froid, qu’ils ont mangé avec leurs doigts nus.   
    
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Auteur

Ndjabun Irène Sidonie journaliste
BP 2303 Messa -Yaoundé tel 77 91 44 86 sitounou@ya

Pensée du jour

L'echec est le chemin qui mène à la victoire.

Transmis par Mazawazé (Paris)

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