Des femmes camerounises ont débattu de la santé de l’organe génital féminin pendant les fêtes de fin d'années.

Quand des femmes se retrouvent confinées dans une pièce, elles cancanent, discutent, rigolent et se livrent à tous leurs fantasmes. Dans la plupart des cas, on échanges ses expériences en divers domaines, dont les hommes et le sexe. A Yaoundé, l’occasion à été donnée à une quarantaine de femmes de discuter de leur santé sexuelle dans le cadre de la lutte contre le VIH/Sida.
C’est à cœur joie qu’elles ont laissé exploser leur connaissance de l’organe génital féminin. Citant pêle-mêle la vulve, le clitoris, le vagin, les grandes et petites lèvres, le méaurinaire, l’utérus, les trompes et les ovaires pour bien montrer leur maîtrise de cette partie de leur anatomie.
Que certaines ont pourtant admis ne s’être jamais donné la peine d’observer à l’aide d’un miroir. "Parce que c’est moche", ont lancé quelques-unes, très vite reprise par l’animatrice du jour, le Dr Michelle Bomia conviée par l’Association Horizons femmes (HF), dans le but d’éprouver les connaissances de ses cibles dans le domaine. Cette formatrice issus de l’Ong CAMNAFAW (Cameroon national health for family welfare) a d’emblée prévenu qu’elle ne " mettrait pas de gants pour parler de sexe, même en présence de ses mamans".
D’entrée de jeu, elle a recommandé aux participantes de "se mettre en érection", entendez debout, à Chacune de leurs interventions. Dans la salle de travail de cette organisation ce 30 décembre, une quarantaine de dames qui devaient être entourées et même entretenues par leurs congénères travailleuses du sexe. Mais ces dernières s ont décliné l’offre "parce qu’elle ne peuvent pas perdre des heures précieuses en période fête pour cette activité". Selon les informations de Marcelle (nom d’emprunt), le seule qui ait répondu à l’appel.
C’était pourtant la stratégie élaborée par l’Ong Care International qui pilote le projet et les organisations locales qui le mettent ne œuvre sur le terrain. En vertu de la Campagne d’Appui à la santé Sexuelle des Files Libres en période de fêtes de fin d‘année.
Qu’à cela ne tienne, la causerie éducative a eu lieu, et la promotion du préservatif féminin également au quartier Melen IV, dans l’arrondissement de Yaoundé Voù le bal des opéraiton u genre a été ouvert dans la cité capitale. Présidé par le Chef de Bloc et le chef du quartier qui ont très vite abandonné ces dames à leurs sports favoris. Chauffée à bloc par l’oratrice, les femmes ont évoqué leurs grands et petits secrets en matière de toilette intime, de protection contre les IST/MST/Sida, objets de la rencontre.
La pierre jaune, le tabac, la pulpe d’Aloe Vera, le Cyteal, le Dermobacter, le Solubacter ont été énumérés. Pour décrire les substances naturelles et chimiques qui sont utilisées pour conserver un vagin sec et bien aseptisé. Cette fois, madame Bomia a presque du crier pour bien leur faire comprendre qu’un vagin sec n’est pas synonyme de propreté ou d’asepsie. Mais au contraire, "une porte ouverte à toutes sortes d’irritations et d’infections".

Parce que d’une part, elles auront évacué les leucorrhées et la flore vaginale qui constituent des barrières en cas de contact avec un partenaire infecté. Et d’autres parts, parce que cette partie du corps de la femme ne nécessite aucun type de toilettage dans la mesure où "tout ce qui ne doit pas rester dans l’organisme s’élimine tout naturellement". Mettant ainsi le corps à l’abri du chancre mou, de la gonococcie (chaudes pisses), de la Blennorragie, de l’Herpes vaginal, de la Cyphillis, qu’elles ont elles-mêmes cités.
Dans l’assistance, certaines étaient persuadé que les dimensions du pénis de leur partenaire provoquent des lésions dont découlent des IST. Mais c’est faux, a lancé Michelle Bomia, selon qui si la tête d’un bébé peut passer par là, tous les types de verge le peuvent aussi. Dans ce cas précis, " la compétence de votre partenaire peut éviter certains désagréments", a-t-elle ajouté. Avant de conseiller d’"aimer et entretenir son organe génital pour mieux l’utiliser et l’apprécier".
Reprenant les termes locaux usités pour désigner certaines alertes à l’infection, l’observation de règles minimum d’hygiène a été réitéré, pour leur apprendre qu’ainsi, elles ne verront jamais leurs petites lèvres se transformer en "crête du coq", ou leur vagin devenir " l’eau l’eau ". Allusion aux condylomes et aux écoulements vaginaux.
Des maladies sexuellement transmissibles méconnues, des précisions leurs ont été apportées sur les hépatites qui sont choppées par cette voie. Ce sont les hépatites B et C, car les trois autres, A, D et E sont dus aux manipulations humaines. Sur les complications des IST/MST, les préoccupations de ces dames ont portés sur l’infécondité qu’elles confondaient à l’infertilité qu’elle provoque.
Cette activité fut l’occasion pour les organisations et leurs Volontaires relais communautaires (VRC) de réviser les leçons apprises tout au long de l’année. Au cours de sessions de formation financé par le fonds Mondial à travers Care International. Qui a reçu du Fonds Mondial (FM) des milliards de CFA en vue de la réalisation de la moilsiaiton sociale. Prévu pour être réalisé pendant les fêtes de fin d’année, l’activité n’a été entamée que la veille de la Saint-Sylvestre, pour des raisons que nous évoquerons dans la prochaine livraison.

Au Cameorun, selon les statistiques officielles tirées de l’Enquête démographique et de santé (EDS) réalisé en 2004, 6,5% de femmes sont porteuses du VIH/Sida. Compte non pris des desdisparités relevées dans la prévalence selon les régions où elle atteint les 18%.
Au moment où le FM clos les projets de lutte contre la pandémie du sida financés au pays de Paul Biya depuis 2004, plus 700 milliards de FCFA ont été dépensés. Pour un résultat très mitigé qui lui a valu au Programme National de Lutte contre le Sida ses échecs successifs aux rounds, 6, 7, 8 et 9 de cette institution de financement des projets pays. A l'heure où leVIH/Sida poursuit sa macabre progression, aucun sujet, aucun thème n'est tabous.