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Choléra : Que se passe t-il dans le Nord

Samedi 5 Decembre 2015 - 16:56:41

Depuis six mois une épidémie couverait dans la région. Les responsables de la Santé Publique observent le silence. Des spécialsites des épidémeis et des pandémies dans le coin fustigent la dissémination désordonnée des données sur la question. Vigilance.

 

 

Des nouvelles de plus en plus persistantes font état de la notification de plusieurs cas de choléra dans la région du Nord. Les statistiques sur la situation sur le terrain ne nous ont pas été communiquées jusqu’ici. Joint par téléphone ce samedi 04 décembre 2015 en mi-journée, une source proche du dossier fustigent la dissémination désordonnée des données sur le sujet. A en croire cette source « le nord était en épidémie cette année depuis le mois de mai ou juin dernier, mais la situation est sous contrôle en ce moment. Les dernières informations ont été communiquées hier vendredi 03 décembre 2015 au Ministère par télé conférence».

 

Selon des informateurs dans la région, de nouveaux cas de choléra sont constamment recensés  aussi bien dans les communautés que dans les hôpitaux, mais on ignore s’ils ont été confirmés par la suite. Au  ministère de la Santé Publique et la Direction de la lutte contre la maladie (Dlm), les responsables démentent et notent que 04 cas ont été enregistrés en septembre dernier, ils n’ont pas été confirmés ensuite. Des experts font savoir qu’une analyse des risques a été effectuée récemment dans le district de santé de Mougoudou, lequel a été sélectionné en fonction des critères épidémiologiques des données antérieures, de l’accessibilité à l’eau potable, de l’hygiène et de l’assainissement et de la faisabilité de la réponse.

 

Pour le moment, tous les forages sont en panne, et les travaux de construction des ouvrages hydrauliques sont mis en veilleuse dans l’attente de la définition d’un modèle précis. Dans le même ordre d’idées, la cartographie des ouvrages hydrauliques non plus n’est pas réalisée du fait des divergences d’idées entre le Minsanté à travers sa Direction de la promotion de la santé (Dps) et le Ministère des Mines, de l’eau et de l’énergie.

 

En attendant la matérialisation de ces projets,  les activités de sensibilisation se poursuivraient tant bien que mal sur le terrain. En ce qui concerne la prise en charge des cas, tous les districts auraient été dotés des médicaments, et autres intrants médicaux utiles pour les soins aux malades. Sont observés, la prise en charge communautaire autour des cas par le biais de l’hygiène, les techniques de potabilisation de l’eau, la chimio-prophylaxie à la doxycicline aux personnes qui ont été exposés à l’affection. Dans la foulée l’assainissement totale pilotée par la communauté serait en cours.

 

Il s’agit à travers cet autre projet, d’apprendre aux communautés à construire des latrines et à les utiliser. Dans l’intervalle et pour protéger les populations, le Minsanté et ses partenaires envisagent l’introduction du nouveau vaccin contre le choléra. Le Shanchol, puisqu’il s’agit de cette molécule orale pourrait être bientôt ajoutée à la gamme des vaccins gratuitement distribuée dans le pays. Mais l’initiative est bloquée à cause de la faiblesse des stocks au niveau mondial, car il n’y aurait que 02 millions de doses pour le monde entier, révèle nos sources.

 

En 2012, un autre vaccin anti cholérique, le Bukoral avait déjà été administré  aux réfugiés du camp de Minawaou dans la région du Nord. Tous les acteurs dans la lutte contre cette pathologie sont appelés à la rescousse pour que le produit soit fabriqué en masse. A ce titre, une requête  pour l’approvisionnement en vaccin a été adressée au groupe de coordination internationale. Il convient de rappeler que l’épidémie qui a endeuillé le Cameroun entre 2010 et 2012 avait été d’abord minimisée par les autorités de la Santé, qui avaient dû se rétracter moins d’un trimestre plus tard pendant la flambée de la crise dans l’Extrême-Nord.

 

C’est en novembre 2009 qu’une américaine en visite dans le coin avait alerté le minsanté de l’existence d’une épidémie qui pouvait encore être circonscrite et contrôlée à ce moment là, avait-on appris. Mais la négligence des pouvoirs publics avait abouti au recensement de 33.911 cas au 06 mai 2010, contre 23 152 en 2011. 08 régions sur 10 avaient été contaminées en 2010 (l’Est et le Sud épargnés), et la pollution de toutes régions en 2011.

 

En 2011 la région de l’Extrême-Nord enregistrait à elle seule 87,6% des cas de choléra, en 2011, 92% de cas notifiés sur l’ensemble du territoire national  résidaient dans 5 régions : le Littoral (5.463), le Nord (4.752), l’Extrême-nord (4.454), le Centre (3.565) et le Sud-ouest (3.111) ». Au bout du compte, près de 2.000 personnes avaient péries des suttes de la maladie en seulement deux ans.


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Auteur
Ndjabun Irène Sidonie journaliste
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