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Hôpital de Djoungolo: Bataille autour de la morgue

Vendredi 12 Aout 2016 - 12:30:25

Depuis près de deux mois, le médecin en chef a fait fermer la structure. Pour non-respect des normes de construction et de fonctionnement. Le promoteur dément.

 


Depuis deux mois, la morgue de l’hôpital de Djoungolo est fermée au grand public. Motif, le Dr Onana Mvondo le médecin chef n’y tire pas d’intérêts, selon les explications de Patrick Mpondo qui gère la structure mortuaire. Une thèse que contredit le Dr Onona Mvondo qui estime qu’en tant que médecin il ne pouvait pas laisser fonctionner une structure qui ne répond pas aux normes. A ce qu’il sache, nous a-t-il fait savoir, le promoteur privé qui l’a construit n’a pas respecté les conditions de création et de fonctionnement. En en croire ce chirurgien dentiste, il n’y pas eu une autorisation d’ouverture et de fonctionnement. 

En sus, poursuit-il, «le dispositif d’accueil est insuffisant pour assurer la sécurité aussi bien des personnels que des corps qui y sont déposés». Pire encore, les gestionnaires violent allègrement les termes des conventions qui ont été signées entre le promoteur et l’hôpital, autant qu’entre lui et le secrétariat général de  l’Eglise Presbytérienne du Cameroun (Epc). En quels termes se pose le problème ? Le Dr Onana Mvondo n’a pas souhaité s’étendre sur les détails de ces accords. Des mensonges, selon le gestionnaire de la case mortuaire que nous avons rencontré, lequel croit savoir que le précédent directeur, le Pr Bob Oyono (qui est décédé trois semaines après ce entretien) qui avait paraphé les documents peut témoigner des considérations des pré requis à l’ouverture de la morgue ainsi que de sa tenue.

Il en veut pour preuve les morgues érigées par le même promoteur dans plusieurs hôpitaux de la ville de Douala, dans la région du Littoral.  Parmi les griefs qui ont été soulevés pour interrompre le fonctionnement de la morgue, fulminent les propriétaires, la fragilité de la structure d’accueil qui pourrait s’effondrer à tout moment. Mais le directeur sait que le bâtiment construit en étage sur un niveau et vieux de 40 ans avait été réhabilité de fond en comble avant l’ouverture. Patrick Mpondo tient à relever que les responsables du district de santé de Djoungolo auquel l’hôpital est rattaché ont visité les lieux et ont donné leur quitus. «Si l’édifice n’est pas solide, pourquoi l’administration a récemment tenté de loger les bureaux des médecins au 1er étage ?». 

L’agenda du Dr Albert Bilounga, médecin de service de santé du District de Djoungolo ne nous a pas permit de recueillir son point de vue sur ce qui est désormais une affaire qui fait grand bruit et qui a emmener les deux parties à en venir aux mains, selon les personnels de l’hôpital. 

Avec une capacité de 125 places, deux chambres, dont une froide pouvant rafraîchir ou congeler les cadavres selon les besoins exprimés, 100 étagères de 09 places, le nouveau service de la morgue a en sus des salles modulables, une chapelle pouvant accueillir une centaine de personnes et des toilettes pour les visiteurs. Il occupe l’ancien bâtiment qui abritait il y a quelques années encore les unités de maternité et de soins palliatifs. Il a été ouvert au mois d’août 2015 dernier, sa façade donne sur l’artère principale qui traverse le quartier Etoa Meki. Le dépôt d’un corps n’était pas conditionné par le versement de frais exigés à l’entrée. 

L’avance de règlement des dits frais y était facultative et la facture pouvait être payée le jour de la mise en bière. La morgue de l’hôpital protestant de Djoungolo était déjà qualifiée comme l’une des plus modernes et la plus vaste de la ville capitale par ceux qui ont sollicité ses services. Mais les responsables de l’hôpital n’entendaient pas s’arrêter en si bon chemin, selon le chef des personnels, monsieur Justin Ela.  

 


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Auteur
Ndjabun Irène Sidonie journaliste
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