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Malaise: Questions autour de Notre Snaté

Samedi 21 Septembre 2019 - 13:14:23

Regards sur le seul médicament qui est vendu en kiosque au Cameroun


On le savait déjà, l’hebdomadaire « Notre Santé » c’est le seul médicament qui se vend en kiosques. Ou, si vous le voulez bien, le seul journal qui peut se vendre en pharmacie. Ce que personne n’avait imaginé, (même pas nous), c’est à quel point ce « médicament » pouvait être efficace. Au ministère de la Santé Publique, ce numéro, à l’image, et qui porte le titre « La chirurgie sans anesthésie de Malachie », sert (aussi) à protéger ce qu’il reste d’hygiénique aux toilettes publiques.
Pour mettre hors de service l’un des urinoirs (apparemment en panne) des toilettes du rez-de-chaussée du ministère, les collaborateurs de Manaouda Malachie n’ont pas trouvé meilleure solution. Que celle d’utiliser votre journal comme médicament. Ou si vous le voulez bien, comme outil pour empêcher aux usagers de salir davantage cet espace à l’hygiène visiblement douteuse.
En publiant ce dossier sur « la thérapie sans anesthésie de Malachie », notre objectif était d’interpeller le ministre sur le caractère irréaliste de l’interdiction des téléphones à l’hôpital. Une mesure prise après le scandale des infirmières de l’Hôpital de District de Deido, transformées en véritables « paparazis », devant le corps presque sans vie du jeune Blériot. Du prénom de cet élève au sein du lycée du même quartier, poignardé à mort par un camarade.
Un cas, comme mille autres, où l’hebdomadaire « Notre Santé », véritable microscope du système de santé camerounais, s’est proposé, non pas de salir la réputation du ministère de la Santé et de son nouveau patron, mais de permettre à ce dernier d’avoir un deuxième œil, une façon différente, de voir, de comprendre le secteur qu’il a la charge de développer.
Soyons clairs, l’utilisation qui est faite de ce numéro, est sciemment ou inconsciemment, la plus grande offense qu’ait pu faire le ministère de la Santé à « Notre Santé ». C’est aussi, et malheureusement, l’indicateur, du point de vue hygiénique, de la grande attention qu’a ce département ministériel à notre santé (nous les camerounais).
A quelques jours de son huitième anniversaire (oui, le premier numéro de Notre Santé a été publié en 2011), nous rappelons que, fidèles à la ligne éditoriale du journal, « Notre Santé » n’est pas (et ne saurait l’être d’ailleurs) un journal opposé (ou opposant) aux activités du ministère de la Santé publiques, ou à celles d’un quelconque ministre de la Santé actuel. Comme le dit notre slogan « s’en tenir à l’essentiel », nous permettons aux camerounais de comprendre les politiques publiques, les stratégies de lutte contre les maladies, ou les stratégies de promotion de la santé.Bref, l’essentiel de ce qui est prévu pour leur santé.
Nonobstant les choix actuels (apparents) du MINSANTE, nous réaffirmons notre détermination à participer à l’éducation des camerounais, et à la promotion de leur santé. Avec le ministère de la Santé s’il le veut bien, mais en gardant notre liberté de ton, et de style. Il s’agit-là d’un principe cardinal du journalisme. Principe sans lequel nous basculerons dans la communication. Qui, elle, demande de ne dire que ce qui est bon, et pas ce qui est mauvais.

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Auteur
Ndjabun Irène Sidonie journaliste
BP 2303 Messa -Yaoundé tel 77 91 44 86 sitounou@ya
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Toute l'obscurité ne suffit pas à éteindre même la Flamme d'une petite bougie. .

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