AccueilMédico sanitaires: des manifestations cyclliques
Mercredi 9 Juillet 2008 à 17:46:58
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Comme l'année écoulée 2007 et les années antérieures, les personnels soignants des hôpitaux publics ont remis à l'ordre du jour leurs revendications. L’arrêt du travail qui devrait prendre effet à compter du lundi 08 juillet dernier a été reportée sine die.
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Irène Sidonie Ndjabun
Tel un phénomène désormais cyclique, le secteur de la santé devait être secoué par un nouveau mouvement d’humeur des personnels soignants des Hôpitaux Publics (HP). L’information a été transmise le lundi 23 juin aux départements ministériels concernés, à la présidence de la république, au Premier Ministère, et aux représentations diplomatiques. Comme en 2005, en mai 2006, et en 2007, le fonctionnement des hôpitaux publics devait tourner au ralenti. Pour causse d’une nouvelle manifestation des médico sanitaires mécontents de leur condition de travail. Ils ont remis à l’ordre du jour des revendications maintes fois réitérées, et qui se présentent ainsi qu’il suit : Le refus par la hiérarchie de signer les contrats de travail ou les certificats de prise de service aux personnels appelés « temporaires, vacataires, etc» des hôpitaux en vue de leur contractualisation telle qu’annoncé par le président de la République.
Dans le même chapitre, ils notent la révision de l’âge de départ à la retraite à 60 ans, le départ effectif à la retraite de tous les retraités qui écument le Minsanté et les hôpitaux et qui sont de grands vecteurs de corruption par leur immunité de fait ; le non respect des montants de salaire alloués aux temporaires dans certains hôpitaux estimé à 5.000 FCFA (cinq mille) ; le paiement des salaires aux PPTE vagues de 600 et 1.500 ; l’équité dans les nominations au Ministère de la santé » publique par rapport au nombre de corps ; le rang des surveillants généraux dans l’administration ; les formations arrêtées pour médico sanitaires fonctionnaires, la révision du statut particulier (catégorie des médico sanitaires après formations, rattachement des écoles de formations à un niveau d’enseignement secondaire ou supérieure); et enfin l’absence de programme de recyclage et de formation continue pour les médico sanitaires fonctionnaires.
Une fois de plus, il était question pour les intéressés d'attirer l’attention de l’opinion publique sur une situation grave pour la société tout entière. Comme les années prcédentes, toutes les rencontres qui ont eu lieu depuis le début de cette année successivement avec le chef du département de la santé, André Mama Fouda et ses proches collaborateurs, avec les gestionnaires des hôpitaux publics se sont soldées par des échecs. Les dernières en date se sont tenues le 18 juin et le mercredi 2 juillet 2008. D'abord entre les représentants des syndicats, des personnels et le secrétaire général du Minsanté. Puis ente André Mama Fouda en personne et les représentants des médico sanitaires. Comme il leur avait été déjà été dit l’année dernière, la contractualisation des temporaires ne dépend pas du département de la santé, mais de la Fonction Publique (FP), fait savoir un haut responsable du Ministère de la santé Publique (Minsanté). Le Nouveau Statut de la Fonction Publique de l’Etat n° 2000/287 du 12 octobre 2000 en son article 15 alinéa1 dispose que les recrutements à la FP se fait sur concours, soit titre, suivant les modalités précisées par les statuts particuliers ou spéciaux. L’alinéa 2 exige les engagements en fonction des besoins exprimés par les départements ministériels, le nombre de postes de travail disponibles en vue des recrutements étant déterminé par le Ministre chargé de la FP sur la base d’un planning annuel et des dotations budgétaires.
Dans les Hôpitaux publics (HP), la population des temporaires est de l’ordre de 30 à 40%, toute option confondue selon leurs directeurs. Qui ont la latitude d’en recruter à leur guise, et suffisamment de ressources pour les rémunérer, a indiqué la direction des ressources humaines du Minsanté. Les normes établies par niveau font état de 90 personnels dans le District de santé (DS), comprenant entre autres un médecin, un chirurgien dentistes, 5 techniciens supérieurs en soins infirmiers, 14 infirmiers brevetés, 8 infirmiers brevetés accoucheurs. Dans les aires de santé comme les Centre Médicalisée d’Arrondissement (CMA) et les Centre de santé intégrés (CSI), il en faut respectivement 28 et 6 personnes, de divers ordres. Dans cet ordre, on note un médecin pour le CMA, le reste étant compris entre les infirmiers brevetés, diplômés d’Etat, des technicien de laboratoire, techniciens dentaires, agents de l’Etat, aides soignants, etc. Par type de formation, les hôpitaux généraux, et centraux nécessitent 669 personnels, contre 396 pour les hôpitaux provinciaux. A l’hôpital central de Yaoundé, L’hôpital Central de Yaoundé totalise actuellement près d’un milliers d’agents, dont environ 400 temporaires au rang desquels une majorité d’aides soignants, d’agents d’entretien et d’agents techniques. Dont les âges varient entre 30 et 50 ans, qui sont payés en monnaie de singe, et ne disposent d’aucune pièce justifiant leur embauche dans la structure. Par exemple un certificat de prise de service ou un acte d’embauche.
"Ce sont es raisons pour lesquelles ces derniers ont été mis de côté lors du recensement réalisé l’année écoulée", fulmine Essa Oyono, secrétaire général du Syndicat National des personnels médico sanitaires du Cameroun (SYNPEMC). Au terme duquel plus de 2.000 (deux mille) agents toute option confondue avaient été engagés dans la fonction publique. Sur concours PPTE pour la dotation des formations hospitalières des hôpitaux villes secondaires en personnels de qualité. Un concours similaires a encre été lancé cette année 2008, 3.000 autres agents vont être sélectionnés. Et, « ceux des hôpitaux seront encore mis de côté parce qu’ils n’ont pas été recensés» selon le syndicat. Un peu plus de 200 (deux cent) autres temporaires ont été embauchés dans le secteur depuis le début du deuxième trimestre de cette année 2008. Actuellement, les syndicats et associations réclament la reprise du recensement, et la signature des contrats. Dans la perspective de pouvoir combler les vides laissés par les départs à la retraite, et les engagements dans le cadre des PPTE. En admettant que la contractualisation réclamée par la syndicats soit agréée, et que les normes soient respectées, que fera t-on de excédents visibles ici et là ? Puisque chaque hôpital public, que ce soit le DS, l’Hôpital provincial, le CSI, le CMA, chacun a son lot de temporaires, recrutés sur la base des critères opaques. Aussi bien par les gestionnaires de ces structures, que sur recommandation de la haute hiérarchie. Le problème reste entier.
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