Le Centre des Nations Unies pour les droits de l’homme et la démocratie en Afrique centrale réfute son intervention pour l’arrêt des casses sauvages au Cameroun.

Des milliers de foyers dont on ignore aujourd’hui encore les chiffres réels. Lesquels se sont dispersés et ont du s’abriter à la va vite du mieux qu’ils ont pu. Vers le milieu de cette année, et alors que les évictions forcées étaient annoncées sur plusieurs sites, les opérations ont été annulées sine die. Selon certaines sources, sur instruction «du Centre des droits de l’homme à Yaoundé». Qui fustigeaient ces déguerpissements à têtes chercheuses (allusion aux allogènes principalement visés), réalisés en violation flagrante des lois et règlements édictés dans le domaine.
L’information circulait depuis quelques mois, notamment au cours des débats publics organisés ici et là. Au Centre des Nations Unies pour les droits de l’homme et la démocratie (CNUDHD), on dément formellement cette information. Et c’est de la bouche de Abdoulaye Traoré, chef de bureau au centre qu’on l’a appris. Ce fut le 10 Décembre dernier, au cours de l’activité marquant le 61ème anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme et des libertés (DUDHL) initiée par la structure.
Selon Monsieur Traoré, une telle initiative ne peut émaner de cette institution sous régionale. A contrario, et oui, Le CNUDHD a sensibilisé et formé les différents acteurs sociaux que sont l’Etat, la société civile, les membres des institutions sécuritaires, les institutions carcérales, et des individus à la connaissance des droits et libertés humaines. Parce que plus on maîtrise ses droits, mieux on respecte ceux des autres en vue de jouir des siens, a-t-il martelé.
Le jeudi 10 Décembre dernier, aux côtés de Abdoulaye Traoré, Aimé Rabeye Riranguar, consultant, et Nathalie Nyame ont tenu à appesantir les participants venus assister à la cérémonie des missions, du rôle, et des activités du CNUDHD dans les pays d’accueil et dans la sous région. Citant les dernières rencontres internationales qui se sont tenues respectivement à Malabo en guinée Equatoriale sur la démocratie, et récemment à Yaoundé sur la justice transitionnelle au cours des deux derniers mois.
C’est en 2001 que le CNUDHD a été officiellement inauguré à Yaoundé. Depuis lors, ses dirigeants de se sont investis dans l’observation des violations des droits de l’homme. En plus des appuis techniques apportés aux Etats, de la production des documents à l’instar du livret de poche publiant les dispositions de la déclaration universelle des droits de l’homme, et la plaquette sur les discriminations raciales, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée.
A l’intention des jeunes, des bourses de stages sont offertes tous les ans à 15 étudiants de 11 pays dans l’optique de soutenir leur formation en la matière. Certains, à l’instar de Rabeye Riranguar, sont ensuite recrutés à divers titres pour contribuer à l’œuvre de promotion des droits et libertés. Du message de Navi Pillay, Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme qui a été lu à l’occasion, la discrimination sévit toujours à travers le monde. Ce qui explique le thème de cette année, qui prescrit aux peuples d’«opter pour la diversité, en mettant fin aux discriminations».